*En marge de la fête nationale des Forces Armées et de l’Alliance des Forces Démocratiques de la Libération, AFDL en sigle, le Professeur Placide Yoko Yakembe a commémoré, à sa manière, cette date du 17 mai, qui demeure historique pour la nation Congolaise.

Ce juriste patenté RD. Congolais s’est attelé sur le grand questionnement autour du lien et du rapprochement entre le credo de Feu Tshisekedi père, qu’est ‘’le peuple d’abord’’ et celui de Mzee Laurent- Désiré Kabila, à savoir : ‘’Ne jamais trahir le Congo’’. A l’en croire, le Congo-Kinshasa a connu, dans son parcours historique, trois temps forts, mieux trois moments de libération. Notamment, en 1960, en 1997 et en 2019 avec l’historique passation civilisée du pouvoir entre le Fils de Mzee Kabila et celui d’Etienne Tshisekedi. Et donc, pour le Patriarche Yoko, Tshisekedi père et Kabila père savaient qu’un jour leur patrie sera libérée. Aussi, ont-ils laissé des serments aux générations à venir, pour dire que si jamais ce jour arrivait, qu’elles s’en souviennent et puissent servir d’abord le peuple et qu’elles ne trahissent pas le Congo. C’était, de l’avis de Me Yoko, une mise en garde aux cupides qui ne pensent qu’à eux, une fois au pouvoir, et aux traîtres qui sont prêts à tout, pour vendre les intérêts de leur pays, pour des miettes. Ainsi, Me Yoko appelle-t-il les proches de Félix Tshisekedi et ceux de Joseph Kabila à soutenir la coalition FCC-CACH, pour la concrétisation des visions du Sphinx et de Mzee. ‘‘Ils doivent savoir que la cupidité peut renvoyer à vouloir s’accaparer de tout au risque d’être le facteur du péril pour le Congo. Ils doivent trouver des Etats-majors qui doivent les orienter dans le sens où ils sont des mandataires et non des propriétaires du Congo», voilà qui résume le conseil de ce vieux sage à Tshisekedi et Joseph Kabila ainsi qu’à leurs états-majors.

«Le peuple d’abord d’Etienne Tshisekedi, au départ, est un message adressé à sa famille tribale, biologique et aux cupides. Il s’était finalement vu devenir le serviteur du peuple. Tshisekedi n’est pas né opposant ; le Mobutisme l’a révolté et changé. Tshisekedi a vaincu Mobutu de l’intérieur, en acceptant de subir les peines, et n’a jamais renoncé au combat au profit de la République malgré les multiples trahisons en provenance des fils majeurs du pays », explique Me Yoko Yakembe.

En effet, il sied de rappeler que c’est le 17 mai 1997 que Feu Laurent -Désiré Kabila ramena le vent de la 3ème ère, en éliminant la dictature et en posant les bases de la démocratisation. Le message que fait passer le 3ème Chef de l’Etat congolais à travers le slogan « ne jamais trahir le Congo », reste permanent et suscite nombreux penchants de réflexion. Les points convergents de ces deux grandes devises, fait savoir Me Yoko Placide est la lutte qu’ont menée les deux icônes de l’histoire dans la conduite du Congo et son peuple, de manière pacifique et non violente. Ils ont voulu, dit-il, séparément mais de commune idée, que le Congo qui est une terre d’avenir, une union sacrée des communautés Africaines, soit un Etat de droit et non un Etat des faits. Et de s’interroger : « le rapprochement d’idées de ces deux pères de la Démocratie n’a-t-il pas généré une continuité Tshisekedi et Kabila fils, une rencontre historique exceptionnelle ? L’idéal mixé FCC-CACH, note Me Yoko Yakembe, est un affectio societatis qui est une volonté de former une coalition.

Celle-ci, poursuit-il, maintient des forces politiques en acceptant de travailler ensemble. Et pour ce faire, le partage doit être fait sur le respect mutuel et non comme une propriété. Le conseil que je pourrai donner aux partis en coalition, ajoute Me Yoko, sera plus orienté sur les Etats-majors qui les encadrent, particulièrement l’UDPS, qui sort le président en place. « Il faudrait bien gérer le pouvoir exécutif, connaître, maitriser et appliquer la constitution, les règlements et lois qui régissent notre pays, c’est la seule orientation. Et ceux qui forment l’Etat-major de Joseph Kabila, sachant que c’est vous qui votez les lois, faites-les respecter », conseille-t-il. Dans ce sens, « nous voulons que désormais un Congolais soit arrêté ou interpellé sur base des droits ou lois qui les régissent. Nous ne voulons pas des guerres mais de paix positive. Il faut une haute moralité qui conduit à l’humilité. Et pour finir, ils doivent savoir que la cupidité peut renvoyer à vouloir s’accaparer au risque d’être le facteur de péril pour le Congo. Ils doivent trouver des Etats-majors qui doivent les orienter dans le sens où ils sont des mandataires et non des propriétaires du Congo », conclut-il.

Ketsia Boluwa & Georges Mulambu