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Il est prévu qu’il rencontrera le Secrétaire d’Etat Américain, Mike Pompeo, en lieu et place de Donald Trump, son homologue.

Le Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi, c’est de lui qu’il s’agit, en voyage pour les USA, y serait parti non en tourisme, mais pour une rencontre diplomatique décisive qui confirmera, sinon, infirmera son assentiment de la main tendue des Etats-Unis à coopérer autrement avec le ‘’nouveau Congo’’ qu’il coiffe, depuis fin janvier 2019. Encore qu’à l’interne, l’heure est aux tractations en vue de la formation du prochain gouvernement. Martin Fayulu, son principal opposant qui n’a de cesse de se considérer comme le vainqueur non déclaré élu du scrutin présidentiel de décembre 2018 séjourne, également, aux USA où moult analystes entrevoient un tête-à-tête entre cet opposant du moment et son ancien colistier de Genève qui détient, ce jour, le fanion de commandement des institutions congolaises. Qu’à cela ne tienne, nombreuses sont ces voix qui conseillent au leader de l’Udps et du CACH, pour ne pas citer entre autres Mgr Ambongo Fridolin, Franck Diongo et Cie, de ne pas oublier ses amis de lutte d’hier réunis dans la coalition Lamuka.

Vers un dialogue constructif ?
La thèse vaut de plus en plus son pesant d’or. En effet, à quelques encablures de la publication du prochain gouvernement en RD. Congo, il se tramerait au pays de l’uncle sam et au vieux continent une nouvelle carte pour Kinshasa. Quand bien même rien de clair n’a filtré jusqu’ici de cet axe diplomatique, des sources entrecoupées appuient sans atermoiement que le voyage du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, dont la victoire est encore contestée par le camp Fayulu, Bemba, Katumbi, Muzito et Cie, se veut de tous les enjeux. Sans nul doute, le nouveau Garant des institutions congolaises n’aura pas droit à l’erreur. Loin de fléchir face à toutes formes d’injonctions déguisées du siècle, il devra tout compte fait, regarder l’avenir du pays avant d’éventuelles concessions. Ce qui est vrai, la volonté apparente soit-elle, du pays de l’uncle sam à collaborer avec la RD. Congo, telle qu’exprimée par le biais de Peter Tibor Nagy, Sous-Secrétaire d’Etat américain en charge des questions africaines, tend à s’émanciper. Des tractations qui ont pu résonner, ces deux semaines, aux USA font vraisemblablement jaser. Outre Mgr Ambongo qui a été de passage là avant de s’envoler vers la France à Paris, l’Opposant Martin Fayulu y continue sa tournée, clamant çà et là la victoire à l’élection présidentielle de décembre 2018.

Des voix soutiennent la démarche
L’archevêque congolais n’est pas le seul parmi ceux qui pensent que le dialogue reste une feuille de route nécessaire pour défier toute éventuelle crise politique à venir, après le triple scrutin généralisé du 30 décembre 2018. Tenez ! Le célèbre gynécologue obstétricien Dennis Mukwege rebondit dans le même sens. Hier, mardi 2 avril, c’était le tour de Franck Diongo d’y revenir. Apparemment, ce procédé reflète la voix de la frange importante de l’opinion qui, contre toute attente, conseille le divorce Kabila-Félix, du reste, parsemé de mille et une embuches. Force est d’indiquer que de passage à Bruxelles, il y a peu, et dans plusieurs autres villes de l’Europe, Martin Fayulu n’excluait pas de s’incliner face à un dialogue franc avec le nouveau pouvoir de Kinshasa. Dans tous les cas, le passage de Félix Tshisekedi à Washingtonpourrait baliser un tout autre schéma que celui de la simple coalition FCC-CACH imposée par les évidences du pouvoir.

Des évidences
Il y a de quoi ne pas envisager l’impossible dans une situation où le possible s’impose. Dans le cas échéant, il sied de faire allusion au décor planté dans l’arène politique où la famille politique chère à Kabila a le contrôle du Parlement, des Assemblées provinciales et plus loin encore, se range à coiffer le prochain gouvernement. Tandis que le camp Tshisekedi chapeaute la seule présence. Il s’avère réaliste qu’il faille intégrer des opposants radicaux dans la gestion du pays. Mais encore faut-il que les trois forces du microcosme politique congolais, à savoir le FCC, le CACH Lamuka se fassent concessions rationnelles en même de faire avancer la Nation. Comment alors envisager la mise à l’écart de Kabila qui, en clair, est à l’avant-plan du FCC considéré comme la plus grande force politique du moment ? Irréaliste.

Jacques Kitengie