*Début avril 2019, le Chef de l’Etat congolais pourrait se rendre aux Etats-Unis d’Amérique. L’un des proches collaborateurs, contacté à ce sujet, a laissé entendre qu’il s’agirait-là, d’une première visite officielle de Félix Tshisekedi, depuis qu’il avait investi, le 24 janvier 2019.

Ce déplacement, révèle-t-on, pourrait également lui permettre de dissiper littéralement quelques malentendus, au regard de la dernière conférence qu’a animée Martin Fayulu, il y a plus d’un jour, à Washington, pour livrer sa propre lecture des faits sur le déroulement du processus électoral, l’alternance démocratique, la décrispation, la relance de l’économie et l’amélioration du social, conformément à son programme d’urgence, tel qu’il l’avait dévoilé sur la place de l’Echangeur, à Limete.
Dans les parvis de la nouvelle Présidence de la République, l’on affirme que bien d’autres contacts et liens d’affaires devront être établis en vue de mettre la RD. Congo sur orbite dans le concert de nations libres, démocratiques et prospères.
Tout comme il l’a dit, lui-même, à Kigali, l’idée maîtresse, derrière cette croisade diplomatique est, assurément, de donner une autre image de la RD. Congo, de vendre une autre vision et de redessiner de nouveaux contours de ses potentialités envers les investisseurs étrangers.

Une seule chose est, cependant, celle de savoir comment, dans un contexte où lui-même n’a pas encore de gouvernement constitué, va-t-il aborder toutes les questions, y compris celles qui concernent des domaines complexes, à l’instar des mines, des forêts et consorts.
Déjà, peu avant l’étape de Kigali, au Rwanda, Félix Tshisekedi a été d’abord, pour la seconde fois depuis sa prise des fonctions, à Luanda, en Angola.

Il s’est rendu également à Kampala. Ceci intervient, après ses rencontres avec Macron, Uhuru Kenyatta et autres Chefs d’Etat à Nairobi, au Kenya.
Parallèlement, il a reçu à Kinshasa, Tibor Nagy, le Secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires africaines, Louise Mushikiwabo, la Secrétaire Générale de la Francophonie. Donc, aussi bien à l’interne qu’à l’externe, le fils d’Etienne Tshisekedi dont le corps n’a ni été inhumé, ni rapatrié à N’sele, comme cela fut envisagé dans un accord conclu avec les autorités congolaises d’avant les élections, le 21 avril 2018, perce et fonce.

Difficiles violons…
Car, au pays, pendant ce temps, le gouvernement tarde à venir. La coalition FCC et Cash semble ne pas avancer, selon les premières bornes tracées. A dire vrai, les violons s’accordent difficilement sur les pistes à explorer ensemble, pour faire asseoir le nouveau pouvoir sur le socle de l’embellie entre le Front commun pour le Congo qui, à ce jour, brandit, tout de même, la majorité aux législatives nationales et provinciales, y compris aux sénatoriales dont l’installation a été, à tout le moins, post-posée pour des raisons d’enquêtes liées globalement aux allégations de corruption ayant entouré la tenue de ces derniers scrutins.

Une réunion interinstitutionnelle, quoiqu’étant un cadre de concertation, avait jeté dernièrement le pavé dans la marre, au regard de premières mesures prises et des conséquences en ternes de crise institutionnelle que cela transparaître.
Il va de même de ces cris entendus ça et là autour de la future équipe gouvernement dont le tout nouveau Président de la République exigerait des personnes dont l’état d’âme et les mains seraient plus blanches que la soutane du Pape. Des telles conditionnalités sont, pourtant, mal vues de l’autre côté. Elles sont considérées comme étant politiquement conflictogènes.

Effervescence
Derrière les rideaux, ainsi qu’on peut facilement l’imaginer, des officines du FCC, de Cash et de Lamuka sont en action.
D’ailleurs, dans ce dernier cas, Fayulu, en dépit de la rencontre de Bruxelles et de la prise de position nuancée de la coalition Lamuka qui l’avait porté au devant de la scène en tant que candidat à la présidentielle 2018, continue, lui, à s’accrocher au combat pour la vérité des urnes là où Katumbi serait, semble-t-il, tourné vers la tentative de regarder vers la même direction qu’Ensemble pour le changement qui avait déjà reconnu Félix Tshisekedi comme Président, de facto. Même à Lamuka, le changement intervenu à la tête du pays aurait tellement des effets pervers qu’à la longue, il est possible que de nouvelles dissensions déterminent ses principaux leaders, déjà enclins dans une nouvelle lutte de leadership pour l’horizon 2023, à crever l’abcès.

LPM