Contestant, avec la dernière énergie, les scores publiés par la CENI donnant Félix Tshisekedi pour prochain président de la République, le candidat de la coalition Lamuka, Martin Fayulu, a saisi, le samedi 12 janvier, la Cour Constitutionnelle afin qu’elle dise le droit face à ce qu’il qualifie d’une grave tricherie électorale.

Pour le joker de Lamuka, c’est lui qui avait remporté la majorité des suffrages, en référence aux Procès-verbaux (PV) obtenus auprès de ses témoins. Il prétend, dans cette foulée, avoir obtenu 61,51% des voix contre 18,6% pour Félix Tshisekedi qui, du reste, a été déclaré élu par la centrale électorale. Par conséquent, il a appelé la Haute Cour non seulement à rendre le dernier verdict visant à restituer la vérité des urnes, mais aussi à procéder, au préalable, au recomptage des résultats partiels, PV par PV.
Il était serein. Accompagné de l’un des ses soutiens, à l’occurrence Adolphe Muzito, et d’autres cadres de sa plateforme, de ses avocats ainsi que de ses partisans, Fayulu Madidi s’est présenté à la Cour constitutionnelle, après avoir déposé un jour avant, c’est-à-dire le vendredi 11 janvier 2019, le recours, via ses avocats, en vue de vérifier si sa saisine a vraiment été pris en considération, d’une part, et de se rassurer qu’il n’y aura pas de fausse manœuvre, d’autre part. D’autant qu’il affirme détenir les vrais résultats des urnes. Déjà, puisque la CENCO, se référant à ses données, a indiqué que c’est un autre postulant que le fils Tshisekedi qui avait triomphé au scrutin, la coalition sous-tend, de facto, cet aspect qui serait donc le mobile d’un tripatouillage, à dessein, des résultats par la CENI au profit de Fatshi.
De ce fait, la Cour constitutionnelle devra, à son avis, recompter les voix, bureau de vote par bureau de vote, afin de rétablir la vérité des suffrages. «Le peuple congolais n’acceptera pas que son vote lui soit volé. Je suis très convaincu, avec des preuves à l’appui, que j’ai été le plus voté par les congolais », a-t-il tonné.
Par ailleurs, le postulant de Lamuka a soutenu avoir réalisé sa part de travail en déposant son recours. Ainsi, espère-t-il que la Haute Cour rendra un verdict qui corrobore avec la vérité.
Pour l’heure, il reste à donc à attendre et voir si cette institution judiciaire, dont les juges, non seulement ont été nommés par le Chef de l’Etat Kabila, mais aussi sont, pour la plupart, tirés de la majorité au pouvoir, saura dire le droit en donnant, in fine, raison à qui de droit.

Grâce Kabedi

 


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