Elle était attendue ! Oui, la date du dimanche 30 décembre 2018 hantait les esprits de milliers de congolais.

Tout le monde attendait ce jour du scrutin présidentiel, combiné aux législatives nationales et provinciales, pour se choisir de nouveaux dirigeants, qui auront la lourde responsabilité de conduire cette belle nation, dans la voie qui mène vers le développement. Oui, la RDC a tenu, tant bien que mal, son pari, celui d’organiser avec ses fonds propres, le troisième cycle électoral sous le régime de Joseph Kabila, qui dira, incessamment, ses adieux aux congolais, après avoir épuisé ses deux mandats à la tête du pays.
Quid des incidents ?
Au regard de l’observation réalisée dans quelques centres de vote, ces joutes électorales auront été saluées par les uns et décriées par d’autres. Surtout, en termes de logistique qui s’est avérée insuffisante. «A tout dire, ces élections ne se sont pas déroulées comme auraient voulu la plupart de congolais », apprend-on. L’ouverture tardive de certains centres de vote a fait couler encre et salive dans l’opinion, alors que la loi électorale prévoit l’ouverture à 6 heures et leur fermeture à 17 heures. A ce propos, plusieurs bureaux de vote ont ouvert à 8h, 9h, voire au-delà de l’heure convenue. L’absence des listes électorales dans plusieurs centres de vote a été aussi un couac. C’est le cas notamment, à Saint Raphaël à Limete où le président de la CENI a dû affronter la colère de la foule.
«Certaines machines à voter n’ont pas été opérationnelles dans plusieurs bureaux de vote. Elles sont soit tombées en panne, soit déchargées », signale un électeur au centre Saint Théophile de Lemba. Les erreurs de numérotation sont aussi signalées.
Certains candidats se sont plaints que le numéro leur attribué ne correspond pas à celui qui ressort dans la machine à voter, c’est le cas d’Emery Okundji à Lubefu dans le Sankuru. Selon d’autres sources, l’ouverture des bureaux de vote en l’absence des témoins de l’opposition, a été signalée dans quelques centres du pays, sans oublier le rejet par la machine à voter de certains bulletins de vote au centre Bonsomi, à N’djili à Kinshasa. Pas d’encre indélébile dans certains bureaux de vote (cas de centre de vote logé dans le Complexe scolaire Les petits Voltaire de Kinsenso).
Réactions
Certains candidats n’ont pas manqué de livrer leurs impressions, au sortir des bureaux de vote. Félix Tshisekedi, prétendant à la magistrature suprême, devant la presse, a dénoncé et condamné ce qu’il qualifie de ‘’désordre’’ enregistré de part et d’autre, depuis le début du vote. «Je déplore quand-même tout le désordre. Il y a vraiment un grand désordre. Nous nous posons la question de savoir si ce n’est pas un désordre organisé pour que demain la Cour Constitutionnelle soit saisie et qu’elle annule tout. Et ça, nous ne l’accepteront pas», a-t-il noté. Contrairement à lui, le Président sortant, Joseph kabila, a, quant à lui, salué la tenue des élections, qu’il estime être démocratiques et transparentes. Il a, par ailleurs, appelé la population à voter massivement.

Merdi Bosengele


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