*Nangaa, le Président de la CENI, l’a si bien dit ce week-end à Kinshasa. Les élections auront lieu, comme prévu, le 23 décembre 2018. Le tout nouveau Président de la République entrera en fonction, le 12 janvier 2019.

Ainsi, précise-t-il, la CENI, après toutes les opérations d’usage, proclamera les résultats, le 25 décembre 2018. Tout alors tout est fin prêt. L’essentiel des kits, des machines et des autres outils nécessaires sont déjà déployés à travers le pays. Le peu qui reste le sera avant ou, au plus tard, la semaine du 17 décembre 2018. Dans sa foi, Nangaa demeure fermement attaché au calendrier électoral, tel que publié, le 5 novembre 2017.
Kindu, Fayulu annoncé encore…
L’avion qui le transportait vers Kindu a dû, après plusieurs vaines tentatives d’atterrissage, rebrousser chemin vers Kisangani. Officiellement, rien n’a filtré sur les raisons d’un tel blocage de la campagne du candidat n°4. Toutefois, aux dernières nouvelles, plusieurs croisées laissent croire que la piste de l’aéroport du chef-lieu du Maniema aurait été occupé jusqu’au point de ne point offrir le moindre espace à l’atterrissage de l’avion de Fayulu.
Déjà, à Kinshasa, Lumbi, le Directeur de Campagne, dénonce cet ‘’harcèlement’’ qu’il colle, selon lui, aux difficultés enregistrées depuis le début, en raison de l’absence d’autorisation pour certains autres des avions pour lesquels la Plateforme de soutien à Fayulu aurait, pourtant, introduit des demandes répondant aux normes légales.
Mais, quoi qu’il en soit, ‘’Fayulu ira à Kindu aujourd’hui, demain ou après demain’’, promet-il, dans une déclaration à la presse. S’agit-il là d’un coup de gueule ou d’une stratégie de pénétration et de conquête des espaces ? Difficile à dire. Si ce n’est, pour l’instant, de constater et de juger aux actes, les acteurs de cette nouvelle pièce de théâtre aux allures d’un véritable puzzle dont Kindu devient, apparemment, le ventre mou.
De Beni à Butembo, de Goma à Kisangani ou, même, de Kisangani à Isiro, la campagne de Fayulu s’est bien déroulée. A Kindu, elle s’est, cependant, heurtée contre un gros caillou. Piste occupée, atterrissage raté. Et, finalement, l’homme de Lamuka est rentré à Kisangani. Il promet de rééditer le même exploit aujourd’hui, en opérant une nouvelle descente en plein cœur du Maniema, à Kindu.
Hier, en effet, Lumbi, son Directeur de campagne, réaffirmait, haut et fort, que constitutionnellement, rien ne justifiait qu’un candidat en pleine campagne électorale soit empêché de se mouvoir, ni de parler à son électorat. Tout comme il en appelait, par ailleurs, au déblocage des autres avions dont les autorisations tardent à venir, alors que dans onze jours, soit le 22 décembre 2018 à minuit, la campagne prendra fin.
Effervescence
Entretemps, Shadary, le candidat du FCC est arrivé hier à Kenge. Chemin faisant, il a lancé un vibrant appel aux siens aux fins de les inviter à ne pas céder à la provocation. Félix Tshisekedi a quitté Walungu et doit poursuivre sa campagne vers Bunia, avant de gagner Kisangani, la capitale de la Tshopo.
A Kinshasa, Alain Daniel Shekomba dont le cortège se dirigeait vers le Kongo Central aurait eu quelques altercations avec les forces de l’ordre. Des matériels de campagne dont des équipements grâce auxquels ce candidat voudrait se lancer dans la lutte anti-fraude lui auraient été extorqués.
Visiblement, Badibanga, loin de rejoindre Fatshi, a largué ses panneaux et affiches dans la ville. Seth Kikuni, mêmement. Donc, peu avant le dernier coup de sifflet, la plupart des candidats sont entrés en action. Certains parmi les candidats à la Présidentielle 2018 n’ont, malheureusement, aucune position claire, quant à la campagne. La série de Théodore Ngoy et consorts devraient, en principe, se déchaîner, au regard du retard enregistré. Gabriel Mokia l’a si bien compris, en se lançant à sa manière tout en réaffirmant, d’ailleurs, qu’il irait jusqu’au bout. Des chansons et autres actions d’éclats sont déclenchés pour cet ex-prisonnier d’opinion.
Et, dans cet environnement politique saccadé, Noël Tshiani, cité par Ondes Africaines, réclame un débat public de haut niveau pour départager les candidats autour de leurs programmes et visions de développement de la RD. Congo. Il cherche ainsi à en faire un objet de démonstration de son vaste champ magnétique de connaissances accumulées en dehors du pays et, même, à ressortir les faiblesses de la gestion calamiteuse du pays, depuis plusieurs années jusqu’à ce jour.

LPM


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