Techniquement, la CENI est prête à matérialiser le processus électoral en RDC pour le 23 Décembre 2018. Voici comment se plante le décor actuel des questions principales.

Il y a précisément 40.024.897 électeurs, 21 candidats inscrits à la présidentielle pour 1 poste bien évidemment, 19.640 candidats Députés Provinciaux pour 715 places, 15.355 candidats pour 500 places. Concernant la logistique, il est prévu 75.563 bureaux de vote, 21.699 centres de vote, 179 centres locaux de compilation des résultats, 87.500 isoloirs, 87.700 Kits électoraux, 86.700 urnes. Quand aux bulletins de vote, ils sont comptés à 49.871.580, 1.662.356 pour les fiches, les PV de vote et PV de dépouillement.

Nonobstant cette présentation, à très exactement un mois de la tenue desdits scrutins, la Nation congolaise n’est toujours pas toute emballée, ni même certaine de la fiabilité du processus en cours. La campagne électorale est lancée, les partis et regroupements politiques y vont à pas de tortue, gardant l’espoir de remporter leur combat.

Une chose est vraie, cette réalité persiste encore, la machine à voter fait, jusqu’à preuve du contraire, objet des débats multiples. Rien qu’à voir les sommes déboursées pour s’en acquérir, les mettre de côté serait, sans doute, l’enregistrement des dépenses gratuites et inutiles pour le Gouvernement. Dans le cas d’espèce, les congolais seraient-ils toujours en mesure d’aller aux urnes ?

Et s’il fallait reporter les élections, comment se présenteraient le scenario en question ? Assurément, l’ouverture d’une brèche irréversible, toute tracée vers la transition serait signée. Sous la responsabilité de qui et avec quelles autorités ?

Toutefois, quelques tableaux inévitables se pointeraient déjà à l’horizon comme alternative.

D’abord, il faudrait songer déjà à l’élection d’un nouveau staff de coordination de la CENI, puisque Nangaa et son équipe serait fin mandat. Outre cela, la refonte du fichier électoral serait incontournable. Car, il faut songer à inclure les nouveaux majeurs, les expulsés, ainsi que les réfugiés.

L’opération la plus redoutée serait certainement celle de la mise en place d’un nouveau calendrier électoral pour laquelle le consensus et les discussions vont bien entendu refaire surface. Oui, celles-là même, les vieilles bêtes noires et fidèles ennemis de la politique congolaise.

Ainsi, à voir de plus près, avance un analyste anonyme, refuser les élections revient donc à accepter de se compliquer soi-même la vie et le schéma actuel puisqu’ils ne le sont déjà. Cela risquerait de plonger le pays dans une zone d’incertitude sans brèche. ‘’On dirait que les élections deviennent les seules issues possibles de la crise et des tumultes que l’on craint’’, déclare-t-il. Les deux chemins, récitation de l’école primaire, auraient refait surface.

Gracia Kindji


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