*Le go vient d’être donné par la Commission électorale nationale et indépendante (CENI) qui a procédé au lancement officiel de l’opération de campagne électorale sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

Oui, en effet, c’est depuis jeudi 22 novembre dernier que la patrie de Lumumba est entrée dans une zone de vacarme. Car, des hommes et femmes sont présentement en train de se briser en mille morceaux, en espérant obtenir un siège dans la prochaine représentation nationale et provinciale, au sortir des scrutins du 23 décembre 2018.

A cet effet, Internews, à travers son programme ‘’Vox Congo‘’, a organisé un café- presse ayant pour intitulé : « Comment les femmes candidates peuvent-elles parvenir à surmonter les inégalités hommes-femmes pendant la campagne électorale ? ». Un programme dont l’objectif majeur est de tabler sur les éléments freinant l’éclosion de la femme congolaise dans la sphère politique.

Cet évènement qui a eu lieu au Centre des Ressources pour les Médias-CRM-, coïncidant ainsi avec le début de la campagne électorale, a permis sans nul doute, aux journalistes congolais, et à quelques candidates aux élections à venir, de pouvoir échanger en vue de trouver les causes principales constituant un frein pour la femme congolaise, quant à ce qui concerne l’accès au pouvoir et l’intégration dans les instances de prise de décision. D’entrée de jeu, il faudra absolument souligner que ledit débat, a fait renaître, par ailleurs, des idées nouvelles pouvant permettre à la plupart des femmes du pays de se surpasser et de ne plus se contenter seulement de ne réaliser que des tâches ménagères, alors que la politique est donnée à quiconque voudrait s’y lancer.

Animé par Patient Ligodi, Directeur Général de Next-Corp, et Directeur de Publication à Actualité.CD, ce café-presse a connu la grande participation de Mme Immaculée Cibalonza, qui, en même temps, est candidate à la Députation provinciale à Ngaliema, de Nadine Mangabu Luabeya de l’UDPS/Tshisekedi, du Coach Eugène Kandolo qui est un expert en Communication politique et enfin, de Susie Bakajika qui, particulièrement, a eu à se distinguer par la teneur de ses analyses dignes d’être jugées pertinentes et percutantes. Ainsi, ces orateurs ont-ils tenu à énumérer aux chevaliers de la plume, les types d’inégalités qui empêchent, généralement, les femmes congolaises à assumer de grandes responsabilités, surtout dans le monde politique. D’autant plus que jusqu’à ce jour, voir une femme briguer la magistrature est devenu un luxe incommensurable, rien qu’en y pensant au sein de la RDC. Ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres montagnes sur la trajectoire professionnelle ou la carrière de la congolaise.

Un problème à souche culturelle

A en croire Susie Bakajika, tenant mordicus à son expérience de formatrice en communication dans plusieurs pays africains, elle a laissé entendre que le manque de confiance ainsi que les barrières culturelles favorisent les inégalités hommes-femmes.

«La femme africaine et la femme congolaise, en particulier, est éduquée, généralement, de manière à ne jamais prendre la parole en public devant les hommes.

Alors que la période de campagne électorale est celle où la femme, en tant qu’actrice politique, est obligée et est appelée à prendre la parole devant ses futurs électeurs, pour présenter son programme et convaincre son électorat.

Comme elle n’est pas exercée à le faire, elle éprouve, par conséquent, les difficultés lorsqu’il s’agit de prendre la parole devant les masses », a-t-elle signifié.

Sur le même élan, elle a également évoqué les raisons liées notamment, aux moyens financiers et matériels utilisés, par la plupart des partis politiques ou regroupements politiques, comme argument pour privilégier les candidatures des hommes au détriment de celles des femmes, désormais, obligées de composer les frais de campagne avec le budget des ménages.

A tout dire, la liste d’inégalités n’est pas exhaustive.

Pour sa part, le Formateur des politiciens, le coach Eugène Kandolo a saisi cette même opportunité pour dispenser gratuitement les stratégies politiques qui pourraient permettre aux candidates, en cette période de campagne électorale, de pouvoir d’ores et déjà, sortir les grands jeux et de gagner ces joutes électorales prévues, le 23 décembre 2018.

D’emblée, il sied de noter que l’assistance a été séduite par la franchise de Nadine Mangabu et de la candidate à la députation provinciale, Mme Immaculée Cibalonza. Comme quoi, ces élections engendreront, certainement, une gamme de feuilletons légendaires à relater aux générations futures.

Merdi Bosengele


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