*L’incertitude vient d’être jetée dans les marées secouées par le vent impétueux. Enfin, la campagne électorale tant attendue, a été officiellement lancée par Corneille Nangaa Yobeluo, Président de la CENI, le mercredi 21 Novembre 2018 autour de midi.

A l’Hémicycle du Palais du Peuple, devant les Honorables Députés, Sénateurs et autres parties prenantes au processus électoral, le chef de la Centrale électorale a déclaré, en peu de mots, ouverte la campagne électorale sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

Toutefois, une chose reste à préciser. Cette campagne entrera en vigueur, de manière effective, aujourd’hui jeudi 22 novembre 2018 à minuit et, elle prendra fin, le vendredi 21 décembre à minuit tapant.

En effet, contre toute attente, la CENI qualifiée d’incompétente et d’incapable par plusieurs langues, dans la concrétisation des élections au Congo-Kinshasa, vient d’afficher sa détermination à aller jusqu’au bout. Depuis, elle a lancé l’ouverture de la campagne électorale, comme pour confirmer ainsi la tenue des élections du 23 décembre prochain.

Entre stratégie, impasse et réalité, les discours des Kinois semblent controverses et multiples suite à cette communication.

On dirait que les incantations maléfiques des ennemis du processus électoral n’ont pas eu d’effet néfaste sur les méthodes de Nangaa ; soit la chance accompagne le successeur de Ngoyi Mulunda, soit il a usé de beaucoup de malices pour faire taire les bouches qui criaient ça et là pour mystifier le processus en cours.

‘’L’eau ne se meut pas en vain’’, disent les kinois, mayi é ninganaka pamba té en lingala’’. La campagne, certes, est ouverte alors que certaines questions semblent être non résolues jusqu’au point d’inquiéter plusieurs personnes. Dans ces lots des problèmes mystères se trouveraient la question de la certitude ainsi que de l’effectivité des élections en date du 23 décembre dans le pays de Lumumba. Car, jusqu’ici, les kits électoraux ne sont pas déployés sur toute l’étendue de la République, les formations des agents électoraux parmi lesquels les témoins et autres personnels ne seraient toujours pas finis et la sensibilisation sur la machine à voter n’est pas terminée. A côté de ces réalités pratiques et techniques purement attachées au fonctionnement de la CENI, s’ajoute la question de l’acceptation de la machine à voter ainsi que du fichier électoral dit corrompu par certains candidats.

Dans ces conditions-là, y aura-t-il élections oui ou non ? Au cas où les élections auront lieu, que serait la suite des résultats ? Faudrait-il s’attendre à des contestations, à tout prix ? Les interrogations demeurent sans réponses et statiques. Car, jusqu’ici, chacun dispose de la liberté pour y répondre selon son œil critique par rapport à la situation.

Une chose est, néanmoins, sûre et une réalité persiste. Ce que la CENI, depuis qu’elle a mis en place le calendrier électoral, un certain 5 novembre 2017, respecte toutes les dates importantes et significatives. Fidèle à son agenda, elle pourrait surprendre nombreux et tout faire comme prévu. Cet état de chose lui accorde un bénéfice du doute et pourrait, paradoxalement, affermir le sentiment de surprise de nombreux à son égard. Qu’à cela ne tienne, la preuve prévaut sur les discours vains et non certifiés. La campagne étant lancé, le cap vers les élections s’avère décisif. A chacun de mettre au maximum son charriot en marche en vue de se frayer un chemin et si possible, pour arracher la coupe tant désirée.

Dans l’entre-temps, des fleurs sont jetées sur le nez de la Centrale électorale ainsi qu’à toute l’équipe active au processus pour les faits certifiés et les pas franchis.

Gracia Kindji


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