C’est au milieu des applaudissements de certains et des frustrations d’autres que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dirigée par Corneille Nangaa Yobeluo a connu la fin de son mandat au mois de juin, après l’organisation, par elle, des élections présidentielle, législatives nationale et provinciales ainsi que les sénatoriales et gouvernorales.

Quoiqu’elle ne soit arrivée à tenir les scrutins locaux et donc à respecter l’intégralité de son schéma critique, faute des temps et moyens impartis, la maison des élections, à travers son numéro Un et toute son équipe, a remis ce mercredi 30 octobre 2019, à l’Assemblée nationale, le rapport final du processus électoral.

Ce rapport déposé conformément aux prescrits de l’article 211 de la Constitution, récence toutes les phases réalisées par la Ceni, depuis 2012, à l’issue de la dernière échéance électorale de 2011, jusqu’en 2019, à la fin du mandat des membres de la centrale électorale, avec la tenue de différents suffrages. Lesdites activités inscrit dans ce ‘’bilan’’ sont entre autres l’enrôlement des électeurs, la tenue du fichier électorale, les opérations de vote et dépouillement de la présidentielle, législatives, etc.

C’est au cours de cette session ordinaire de septembre que les députés vont passer à l’examen de cette mouture du processus électoral qui retrace, outre les réalisations, les phases non-effectuées par la CENI, avec les différentes raisons. Aussi, y est-il intégré les diverses modalités pour le reste des activités ainsi que des contraintes, que ce soit juridique, logistique et opérationnelle. C’est-à-dire, les différents problèmes du processus électoral liés notamment, à l’élaboration de certaines lois, le manque de matériels idoines ou le recrutement des personnels.

Déjà, en ce qui est de la tenue des joutes locales pour laquelle insistent principalement les acteurs de la société civile, le rapporteur de la maison des élections, Jean Pierre Kalamba a fait savoir, au sortir des échanges avec le bureau de l’Assemblée nationale qu’il faille encore une main d’œuvre importante et des sommes conséquentes afin de parvenir à l’organisation de ces scrutins. « Nous devons déployer 650 mille personnes pour aller élire un conseiller de secteur dans le milieu rural, un conseiller municipal dans le milieu urbain parce que de ces deux élections qui restent va découler les quatre autres. Il revient au Gouvernement de la République d’allouer les moyens nécessaires pour la tenue desdits scrutins locaux », a laissé comprendre Jean Pierre Kalamba.

Corneille Lubaki


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