*Ils n’ont commis aucune faute professionnelle susceptible de donner lieu à une action disciplinaire, conformément à la loi.

Tel est l’avis du Conseil d’Etat qui considère qu’après examen de l’option levée à la réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature du 11 avril 2019, ses magistrats ayant siégé, au nom du peuple congolais et en dernier ressort, dans les compositions ayant rendu les arrêts sous REA 002 et REA 006 ont interprété correctement les lois de la République. Dans un communiqué officiel, le Conseil d’Etat réaffirme, en outre, que ces arrêts portant respectivement, sur l’élection des Gouverneurs du Sankuru et du Sud-Ubangi, restent valables et doivent être exécutés promptement au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, conformément aux dispositions pertinentes des articles 149 alinéas 3 et 4 de la Constitution, 385 et 386 de sa Loi Organique. Il prévient que toute ‘’personne ou institution qui se soustrairait à son obligation d’exécution de ces arrêts, sera comptable de tout manquement préjudiciable en la matière’’, précise le même communiqué.

Dans le cas d’espèce, la CENI, l’institution qualifiée en matière d’organisation des élections, est placée devant ses responsabilités, pour qu’elle accomplisse convenablement sa mission du côté du Sankuru où, comme il fallait s’y attendre, cette affaire liée notamment, à la candidature unique pose problème et soulève des vagues.
Si tout va bien, c’est aujourd’hui qu’en principe, la bataille électorale tant attendue aura lieu au Sankuru.
Et, en vertu des arrêts du Conseil d’Etat que la CENI est tenue d’exécuter promptement, selon le dernier communiqué daté du 13 avril émanant de cette Institution qui a la compétence exclusive en matière d'appel de tous les arrêts ou décisions des Cours Administratives d’Appel, telle qu’elle résulte des articles 155 alinéa 2 de la Constitution, 86, 96 alinéa 3 et 407 de la loi organique n°16/027 du 15 octobre 2016 portant organisation, compétence et fonctionnement des juridictions de l’ordre administratif, deux candidats, à savoir, Lambert Mende Omalanga et Joseph Stéphane Mukumadi, s’affronteront, dans un duel qui s’annonce serré, au regard des signes avant-coureurs marqués des tiraillements et de la tension observés sur terrain. Mukumadi

Ce dernier qui avait, pourtant, été écarté de la course par la Cour d’Appel de Lusambo, et réhabilité par le Conseil d’Etat, retrouve ainsi la possibilité de solliciter le suffrage auprès de Députés Provinciaux.
Déjà, samedi 13 avril dernier, une plénière convoquée sous le prisme de cette candidature unique de Lambert Mende a été boudée par les grands électeurs. Car, le quorum n’était vraiment pas été atteint. Au décompte, seuls, huit Députés Provinciaux sur les vingt-sept que compose cette Assemblée Provinciale du Sankuru, étaient perceptibles dans la salle.
D’ailleurs, au comble de tout, ni le Président, ni le Rapporteur et son Adjoint, ni encore moins, le Questeur n’ont osé effectuer leur entrée dans l’hémicycle. Aux dernières nouvelles, ledit Président de l’Antenne de la CENI au Sankuru confirmait, toutefois, que cette élection des Gouverneurs aurait lieu aujourd’hui.

 

Mais, jusqu’à présent, il n’avait toujours pas précisé comment Joseph Stéphane Mukumadi, ainsi réhabilité, devrait battre, à son tour, campagne avant d’affronter le sprint final face à Lambert Mende qui, lui, avait déjà battu la sienne.

LPM

 

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