*L’on savait que les élections qui devaient se tenir dimanche 30 décembre 2018, dans les circonscriptions de Beni territoire, Beni ville, Butembo et Yumbi, ont été reportées au 31 mars 2019, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Mais, au fur et à mesure que l’on s’approche de cette date butoir, la tenue desdits scrutins commence à s’éloigner peu à peu, particulièrement à Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe. Il en est de même de Beni territoire, Beni ville et Butembo dans le nord-est du pays. Ici, le motif du report demeure le même : l’épidémie à virus Ebola continue de sévir dans cette Zone. D’où, selon certaines sources recoupées, il se pourrait que ces joutes électorales soient repoussées pour quelques mois encore.

Crainte d’Ebola
La crainte de l’épidémie à virus Ebola s’avère vif dans la partie Est du pays, précisément dans les circonscriptions concernées par les législatives nationales et provinciales. Le cas des déplacements des populations semble augmenter le risque de contagion de l’Epidémie d’Ebola, renseigne un observateur. Par contre, à Yumbi, le conflit interethnique qui a eu lieu au mois de décembre dernier et le déplacement massif des populations risquent d’être la cause d’une faible participation aux législatives nationales et provinciales, prévues le dimanche 31 mars prochain. Le VPM Ministre en charge de l’intérieur et sécurité a.i, Basile Olongo, a d’ores et déjà signifié cette situation à la CENI, organe habilité à organiser les élections. Comme pour dire que les déplacés qui avaient fui le conflit interethnique n’ont toujours pas regagné leurs domiciles. «Le retour de nos compatriotes est timide. D’où, si la CENI tient à organiser les élections le 31, il y aura un faible taux de participation», a poursuivi Basile Olongo. Ce membre du gouvernement a, par contre, proposé à la CENI de pouvoir repousser de trois à quatre mois ces scrutins à Yumbi, en perspective du rapatriement des réfugiés par la RDC, le Congo-Brazza et le HCR. De ce fait, la CENI n’a pas jusque-là levé l’équivoque quant à ce. Elle tient mordicus à son almanach. Cette position pourrait subir un nouveau rebondissement. Qui sait ? Selon Norbert Basengezi, vice-président de la CENI, estime-t-il qu’il y a encore des petites choses au niveau du ministère de l’intérieur par rapport à l’administration, mais cela n’empêcherait pas la tenue des élections.

La thèse du report des scrutins dans les quatre circonscriptions est réelle. Le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme estime que les conditions pour la bonne tenue des élections ne sont pas encore réunies, à cause de l’existence des fosses communes, incendies des maisons, etc. Dans tous les cas, pour l’OMS et le BCNUDH, il y a quelques risques, mais les scrutins peuvent avoir lieu.
Alors que la tripartite CNSA, Gouvernement et CENI va prendre fin ce jeudi, elle doit nécessairement examiner ce dossier et prendre une décision cruciale pouvant favoriser la paix et la sécurité des électeurs.

Merdi Bosengele

 


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