Après une fouille effectuée par la police universitaire de l’UNIKIN le jeudi 9 janvier 2020, des armes à feu ont été découvertes dans certaines résidences estudiantines, précisément au home 8, en plus de plusieurs munitions, un chargeur et du chanvre. A cet effet, la police nationale a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’en identifier les propriétaires.


A l’annonce de cette nouvelle, une polémique s’est créée au sein de l’opinion. Certains parlent d’un plan monté par la police nationale congolaise pour justifier le déguerpissement des étudiants habitant les homes. La Police n’a pas tardé à réagir quant à ce. Sylvano Kasongo, Commissaire divisionnaire adjoint de la ville de Kinshasa, soutient qu’il s’agit d’une fausse accusation et précise que la police n’utilise pas des armes rouillées comme celles retrouvées au home. Il s’agit, selon lui, des armes qu’utilisent des criminels. «On va mettre les armes pour gagner quoi ? Ce sont des fausses accusations. La police va déposer les armes pour en faire quoi ?», a-t-il déclaré.
Pour ce responsable de la Police, cette découverte est une raison de plus pour fouiller davantage lorsque la police procédera au déguerpissement forcé, au cas où certains étudiants refusaient de partir volontairement.

Par ailleurs, il a annoncé qu’une enquête a été ouverte pour permettre de découvrir qui était en possession de ces armes et de la drogue.
Il sied de rappeler qu’à partir de ce vendredi 10 janvier 2020, l’ultimatum de 48 heures donné par le gouvernement, via le ministre de l’ESU, prend fin et la police va procéder au déguerpissement forcé des étudiants qui habitent les homes. Déjà, plusieurs étudiants ont libéré leurs chambres.

Dorcas Nzumea