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C’est un travail de 39 pages porté sur le profil épidemio-clinique et thérapeutique des brûlures thermiques au service de la chirurgie générale.

La jeune chercheuse d’une vingtaine d’années, désormais Docteur en médecine, Rachel Ngwangwa Ilonga c’est son nom, s’est préoccupée de savoir non seulement le vrai profil épidemio-clinique des brûlures thermiques, mais aussi son traitement. Autrement dit, comment soigner les brûlures thermiques.

Au terme de cette étude réalisée à l’Hôpital Général de Référence de l’Institut Médical Evangélique (IME), à Kimpese, au Kongo Central, Dr Rachel Ngwangwa est arrivé à une conclusion et des recommandations satisfaisantes validées par d’éminents professeurs d’universités au cours d’une défense publique, le mardi 17 septembre, à l’Université Protestante du Congo (UPC).

Dans son exposé, Dr Rachel a démontré que les brûlures représentent une affection fréquente. Ce sont des lésions localisées des téguments avec ou sans atteinte des structures sous-jacentes produites par un certain nombre d’agents traumatiques : corps chauds, substances chimiques corrosives, courant électrique, rayons ionisants. Elles sont majoritairement bénignes, c’est-à-dire légères, sans gravités, de cause accidentelle, mais elles peuvent se révéler graves et mortelles. Les brûlures, a-t-elle expliqué, touchent tous les âges de la vie, ainsi que toutes les populations. Les plus graves sont responsables de séquelles non seulement physiques, mais également psychologiques avec un coût non négligeable pour la société. Leur prise en charge nécessite habituellement des moyens importants et particulièrement couteux.

Se référant à une étude française, Dr Rachel Ngwangwa dit que malgré les nombreuses actions de prévention, 500 000 personnes se brûlent encore chaque année parmi lesquelles 10 000 sont hospitalisées, 3 500 sont directement envoyées au centre de traitement spécialisé, et 1000 décèdent. Pour ce jeune médecin congolais, les patients brûlés en Afrique meurent généralement de deux causes : précocement des suites du choc post-brûlure, et plus tardivement des suites du spesis et de la défaillance multiviscérale.

Que faire alors ?
‘‘Aux grands maux, des grands remèdes’’, dit-on. Rachel Ngwangwa recommande aux autorités politiques de mettre sur pied des centres nationaux de prise en charge des brûlés avec une politique sanitaire adaptée. Aux structures sanitaires, une formation continue des différents acteurs intervenants au ramassage d’un brûlé ; le respect des protocoles préétablis surtout en terme de formule de remplissage ; et, la bonne tenue des dossiers et si possible, l’informatisation des données.
Pour y arriver, outre l’introduction, Dr Rachel Ngwangwa a divisé son travail en quatre chapitres : généralités sur les des brûlures thermiques, méthodologie du travail, résultats et discussion.

Pour ce qui concerne le traitement de cette pathologie, Dr Rachel Ngwangwa note que les brûlures sont traitées en ambulatoire ou en hospitalisation selon leur gravité. Doivent être hospitalisés, les patients présentant : une brûlure de main, de pieds, des organes génitaux externes, du périnée et de la face ; une brûlure tendue ; une brûlure avec composante respiratoire ; une brûlure de 3ème degré ; une association brûlure et tare systémique ; une association brûlure et tare polytraumatisme.

Guy Elongo