Vaccinés contre l’insouciance vis-à-vis de la justice sociale et soucieux du devenir radieux de la jeunesse congolaise, le Promoteur du Bureau d’Actions et d’Eveil Culturel à l’Education, Jean-Marie Ntantu Mey et ses collaborateurs, du reste, Sociétaires du BAC lancent un cri d’alarme à l’opinion eu égard au fardeau des parents et des écoles, dans la prise en charge des frais relatifs à l’examen d’Etat.

Portant ici la voix des sans voix, ces derniers soulignent que l’asphyxie des écoles et des parents pour l’examen d’Etat est sans mesure. Ainsi, tout en félicitant l’organisation de la dissertation sous le leadership du ministre de l’EPSP en collaboration avec celui de la FPMA, le BAC souhaite « que la Présidence de la République renforce de manière spéciale l’enveloppe pécuniaire de l’organisation de l’examen d’Etat comme elle l’a fait pour d’autres secteurs ». Ce, « afin que la contribution des pauvres parents soit réduite très sensiblement ».

Sonnette d’alarme
Attentifs au déroulement, de fond en comble, des épreuves préliminaires des examens d’Etat notamment, la dissertation qui a été au rendez-vous, sur l’ensemble de la RD. Congo, le mercredi 1er mai dernier, Ntantu Mey et plusieurs autres intelligences du BAC sont montés au créneau pour désavouer ce qu’ils qualifient d’asphyxie vis-à-vis des parents et des écoles, dans la prise en charge des frais afférents aux examens d’Etat. « Le BAC constate avec beaucoup de regret mêlé de révolte que les écoles et les parents sont asphyxiés pour l’examen d’Etat. Il n’est pas honnête que plus de 80% des frais de l’examen d’Etat soient à la charge des pauvres parents», déplorent-ils. Et de justifier leur constat amer en postlude de l’épreuve de dissertation du mercredi dernier : «car, il est triste et révoltant que l’enfant de l’enseignant, du fonctionnaire, du policier, du militaire, du journaliste et autre agent de l’Etat soit malmené pour accéder dans la salle d’examen faute de paiement des frais exorbitants par rapport au salaire de parent».

Appel à la prise de conscience
Tenant, tout compte fait, mordicus aux valeurs sacrosaintes qui fondent une société où il fait bon vivre pour tous, les Sociétaires du BAC, sous la houlette de Jean-Marie Ntantu Mey, exhortent l’opinion nationale, singulièrement les parents d’élèves, à se libérer du carcan de l’otage né, selon eux, de la gourmandise de certains comités des parents qui sont complices de cette triste situation, au prix malencontreusement d’une quote-part illicite. « Le BAC estime que la grande session de l’examen d’Etat de juin doit être mieux que celle de la dissertation», soutient-on dans le chef de ces partenaires de l’Etat en matière de l’éducation, depuis la Conférence Nationale Souveraine, CNS. «Nous avons tous marché et beaucoup parmi nous sont morts pour que d’autres accèdent au sommet de l’Etat», vocifère-t-on au Bureau d’Actions et d’Eveil Culturel à l’Education, comme pour dire que les gouvernants et les gouvernés doivent éveiller leurs esprits et consciences afin de relever aussi bien le secteur de l’éducation que toute la vie nationale congolaise qui semble évoluer à reculons depuis l’indépendance du pays.

Jacques Kitengie