«Dressons nos fronts, longtemps courbés. Et pour de bon prenons le plus bel élan. Dans la paix. Ô peuple ardent. Par le labeur. Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant. Dans la paix… ». Ces couplets pathétiques extraits de l’hymne national, le Débout Congolais, devraient retentir, en chacun, comme un véritable projet de société. Soixante ans après l’accession du Congo à la souveraineté nationale et internationale, qu’avons-nous fait du legs de nos aïeux ?

L’ultimatum lancé par la Police Nationale Congolaise en vue de l’évacuation endéans 48 heures des homes de l’UNIKIN a expiré ce jeudi 9 janvier sous le coup de 23h59. Le Commissaire provincial Sylvano Kasongo a, à travers un communiqué, martelé que tout étudiant qui sera au home après ce jeudi 9 janvier 2020, sera considéré comme infiltré.

«L’argent, c’est le nerf de la guerre», dit-on. Les violentes émeutes qui ont causé la fermeture, de même que le déguerpissement forcé des étudiants de l’Université de Kinshasa des Homes, tirent leur origine de l’infime augmentation des frais académiques. Seulement 4.700 francs congolais ont brûlé la maison UNIKIN. Dans un tableau comparatif dressé par le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), cette modique somme visait tout simplement à réajuster ou réadapter les 100 dollars déboursés, depuis plusieurs années, au taux du jour.

A travers un communiqué, la Police Nationale Congolaise met sévèrement quiconque se retrouverait, ce 9 janvier 2019, dans l’enceinte de l’université de Kinshasa où l’ordre de déguerpissement a été intimé. Car, poursuit ledit communiqué, ceux-ci ou celles-ci seront assimilés aux infiltrés, fauteurs de troubles. Il s’agit donc, d’un ultimatum.

«2020, Année de l’Action !», a ainsi décrété le Président de la République, Félix Tshisekedi. Certains congolais dont les fonctionnaires, médecins, magistrats et les professeurs d’universités sont décidés, justement, de le prendre aux mots. La semaine qui s’ouvre s’annonce agitée, avec des actions musclées qui sont envisagées, dès ce mardi 14 janvier.

Au commencement, était le taux fixé par Thomas Luhaka. Puis, les autorités académiques s’en sont mêlées, en fixant le leur, depuis ce week-end. Lundi 6 janvier dernier, les étudiants, apparemment, exaspérés ont levé l’option de déverser leur ire dans la rue.

Les plus lus

  • Partenaires

  • Médias

  • Tout