C’est déjà connu de tous. En politique, les alliances se font et se défont. Il peut sembler étonnant de sous-tendre une telle assertion pour l’heure, en se référant à la réalité politique du pays où deux camps, donnant l’air très compacts et vivifiant le caractère démocratique en RD. Congo, se sont dessinés après la publication des résultats des élections du 30 décembre 2018.

‘’Un jour est comme mille ans. Et, mille ans sont comme un jour’’, dixit les saintes écritures. Il appert, malencontreusement, que les politiques au pouvoir en RD. Congo font mauvais usage de cet adage aux diverses harmoniques.

A l’ère Kabila, les hommages lui seraient peut-être rendus dans le traditionnel Palais du peuple, avant qu’il ne soit inhumé dans une des nécropoles privées des nouveaux riches. Sans doute, aucun chef d’Etat n’aurait effectué le déplacement. Sans doute…

Vous avez eu un mandat de cinq ans. Qu’en avez-vous fait ? Telle est la question à laquelle tous, alors tous, qu’ils soient du FCC ou de CACH, se devront de répondre au bout de comptes.
Au fait, l’affaire du bilan comme d’ailleurs celle de la redevabilité sont tellement liées qu’il sera difficile de rééditer l’exploit des élections du 30 décembre 2018 à l’horizon 2023.
Car, au-delà du combat de la vérité des urnes porté aujourd’hui par Fayulu et, peut-être, Bemba, demain, lors de ces prochaines décisives empoignades électorales, le peuple, s’il n’aura toujours pas trouvé de solutions durables à ses sempiternelles préoccupations sociales, sera très exigeant.
Autrement dit, alors que les discussions engagées depuis bientôt cinq mois semblent s’enliser autour de la taille du gouvernement, de la clé de répartition, du dispatching des postes ainsi que de la désignation des animateurs, le temps, lui, passe vite.
Si bien que le 15 juin 2019, c’est déjà à la fin de la semaine prochaine, la clôture de la session ordinaire du Parlement interviendra sans la moindre publication de l’équipe gouvernementale, ni la teinture de son investiture.
Ce qui donne à penser que pour y arriver, les angles devront, certainement, être arrondis pour la convocation inévitable d’une session extraordinaire entre juin et juillet 2019.
A cette allure et surtout, avec les prochains échanges articulés autour du profil des animateurs de ce gouvernement, bien des jours, voire encore un mois supplémentaire, pourraient filer à la vitesse de la lune.
De sorte que même à fin juillet, au-delà de toutes les prolongations voulues ou supposées, le train Ilunga Ilunkamba ne serait en droit de quitter la gare qu’au début du mois d’août 2019, avec la remise-reprise.
Auparavant, d’autres pourparlers tourneraient, cependant, autour du programme commun et des objectifs à atteindre au sein de la coalition FCC-CACH.
Et, pourtant, en septembre, après tous ces tiraillements sur le corpus gouvernemental, il sera également impossible d’éloigner l’allumette tout près du foin de la reddition des comptes pour le Budget 2019 dont l’application n’aura été que difficilement justifiable et de la nouvelle loi des Finances pour l’exercice 2020.
Toutes ces projections à faire, y compris tous les discours électoralistes, passeront au prisme de la réalité concrète, ils passeront à la loupe des attentes du souverain primaire.
D’où, l’urgence de sortir rapidement de ces débats nocturnes et diurnes sur les postes, pour marquer la différence avec l’ère de la recherche immodérée et inconsidérée du pouvoir pour le pouvoir et de prêcher par l’exemple à tirer de Lumumba, Kabila et Tshisekedi dont les intérêts personnels et égoïstes étaient relégués au second plan de leur lutte respective. Sortez des postes ! Hop !

LPM

On croirait presque qu’il respire encore. Dépourvu du moindre souffle de vie, Feu Etienne Tshisekedi a drainé un monde fou ce jeudi 30 mai à l’arrivée de sa dépouille mortelle à Kinshasa. Son aura de héros ne le quitte donc pas.

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