Le phénomène du charcutage systématique des compétences ne frappe pas le seul gouvernement. Les services techniques d’intérêt public n’échappent pas, non plus, à leur morcellement. Devenues des coquilles vides au personnel (compétent) ayant dépassé depuis longtemps, l’âge de la retraite, vivant de nostalgie sur leur outil de travail rouillé, elles voient champignonner de nouvelles structures aux attributions souvent contradictoires.

La commémoration de 38 ans de la création du Parti pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) restera dans les annales non pas seulement en raison de sa longévité, mais surtout, comme le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir du parti fondé en 1982 par un groupe de 13 parlementaires.

A l’heure où l’attention du monde entier est accaparée par le spectre du coronavirus, rebaptisé Cov19, la maladie à virus Ebola qui fait des ravages au Nord-Kivu, depuis 17 mois, tend à se banaliser.

Kinshasa, on le sait, est une ville au développement tentaculaire où l’anarchie de nouveaux lotissements le dispute furieusement à une démographie galopante. Le noyau colonial des cités dortoirs avec ses quatre pièces qui faisaient la fierté des ‘’évolués’’ a disparu au profit d’édifices à l’architecture improbable dans lesquels des familles foisonnantes à l’extrême s’entassent, vivent les unes sur les autres dans une épouvantable promiscuité.

Déboulonnage. Dissolution. Balkanisation. Bic rouge. Détournement. Malversations. Silence, on enquête. Des mots, certes. Mais, qui sont la racine de tous les maux. Les dirigeants sont en ébullition. Les uns accusent les autres. Alors que les autres accusent les uns, comme dans un jeu de ping-pong.

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