L’ultimatum lancé par la Police Nationale Congolaise en vue de l’évacuation endéans 48 heures des homes de l’UNIKIN a expiré ce jeudi 9 janvier sous le coup de 23h59. Le Commissaire provincial Sylvano Kasongo a, à travers un communiqué, martelé que tout étudiant qui sera au home après ce jeudi 9 janvier 2020, sera considéré comme infiltré.

L’année 2020 en République démocratique du Congo n’aura pas simplement débuté avec des merveilles et de l’euphorie dans le chef de tout un chacun mais aussi avec des troubles, atrocités et actes de vandalisme. Et, loin des décès à l’Est du pays à cause de l’insécurité criante qui, par ailleurs, dénote d’une menace de balkanisation d’après le Cardinal Ambongo ou le Révérend Bokundoa de l’ECC, il y a cette fois-ci des violences enregistrées, principalement à l’Université de Kisangani et à l’Université de Kinshasa.

A travers un communiqué, la Police Nationale Congolaise met sévèrement quiconque se retrouverait, ce 9 janvier 2019, dans l’enceinte de l’université de Kinshasa où l’ordre de déguerpissement a été intimé. Car, poursuit ledit communiqué, ceux-ci ou celles-ci seront assimilés aux infiltrés, fauteurs de troubles. Il s’agit donc, d’un ultimatum.

Ils crient, pourtant, aux élections 2023. Mais, au fond, ils n’y mettent pas du sérieux, dans leurs faits et gestes. Tout est fait à dessein pour flouer, le moment venu, le peuple et lui jeter un peu de poudre aux yeux. En réalité, à voir comment les jeux sont ficelés, la coalition FCC-CACH plante, sans le dire, le décor d’une nouvelle phase de glissement à l’horizon 2023.

Au commencement, était le taux fixé par Thomas Luhaka. Puis, les autorités académiques s’en sont mêlées, en fixant le leur, depuis ce week-end. Lundi 6 janvier dernier, les étudiants, apparemment, exaspérés ont levé l’option de déverser leur ire dans la rue.

Vite une Session Extraordinaire au Parlement. Pour ce faire, environ 7 millions de dollars américains doivent être rapidement décaissé du trésor public en vue de sauver le cycle électoral de 2023. Une série de préalables se posent pour qu’après les cycles électoraux de 2006, 2011 et 2018, soient organisées en RDC des élections transparentes, libres et crédibles. L’expert électoral Jérôme Bonso estime que c’est maintenant qu’il faut préparer et, surtout, sauver «2023» sur les lèvres de tous les politiciens.

Les plus lus

  • Semaine

  • Mois

  • Tout