Au total, quarante-huit jours se sont déjà écoulés depuis que Félix Tshisekedi a reçu les emblèmes du pouvoir, le 24 janvier 2019, des mains de son prédécesseur, Joseph Kabila, sous l’œil vigilant des Hauts Magistrats de la Cour constitutionnelle, la population congolaise, en général, ainsi que les observateurs internationaux.

Depuis hier, Félix Tshisekedi a suspendu l’exécution de trois derniers Décrets portant mise en place des Secrétaires Généraux ainsi que des Hauts cadres de l’Administration Publique.

«Le temps passe et nous passons», disait Lamartine dans son célèbre ouvrage le Lac. Au gré du temps qui tourne, sans consentement de quiconque, le délai de dix jours annoncé, le 2 mars dernier à la place Echangeur de Limete, par Félix Tshisekedi, pour la libération des prisonniers politiques, connaîtra véritablement son épilogue ce mardi 12 mars.

Le rendez-vous de Bruxelles est fixé pour ce samedi 9 mars 2019. Il s’agirait, pour les façonniers de Lamuka, de tirer les conséquences des élections du 30 décembre 2018 et, surtout, de décider de ses nouvelles orientations politiques pour les futurs enjeux.

En annonçant, le samedi 2 mars dernier, qu’il rendrait justice, si pas accorder une mesure de grâce aux prisonniers et exilés politiques, Félix Antoine Tshisekedi a jusque demain pour tenir parole.

La famille politique du Chef de l’Etat honoraire, le FCC, et celle de son successeur élu, le CACH, passent du temps à discuter sur le sexe des anges, en lieu et place de poser les bases solides qui concourront à l’avènement de la mutation dont le peuple congolais a, impatiemment, besoin.

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