La signature, en lettres d’or, du certificat de naissance de Lamuka comme incarnation de la vraie opposition en RDC a eu lieu ce 17 janvier 2020, jour commémoratif du Héros national, Patrice Emery Lumumba.

Des réactions fusent toujours de partout, 72 heures après les déclarations de Fatshi à Londres. Certes, il a réaffirmé (une fois de plus) la « congolité » des Banyamulenge, et jeté des fleurs aux FARDC. Mais, c’est sa menace de dissoudre l’assemblée nationale qui en a fait bondir plus d’un.

«Dressons nos fronts, longtemps courbés. Et pour de bon prenons le plus bel élan. Dans la paix. Ô peuple ardent. Par le labeur. Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant. Dans la paix… ». Ces couplets pathétiques extraits de l’hymne national, le Débout Congolais, devraient retentir, en chacun, comme un véritable projet de société. Soixante ans après l’accession du Congo à la souveraineté nationale et internationale, qu’avons-nous fait du legs de nos aïeux ?

A quelques encablures de la célébration de l’AN I de son avènement au strapontin du pouvoir d’Etat, Félix Tshisekedi aurait-il choisi son passage à Londres, juste après sa rencontre avec le Pape François, au Vatican, pour piquer une colère sainte contre ses alliés du FCC restés, pourtant, au pays sous la fièvre des préparatifs ?

«L’argent, c’est le nerf de la guerre», dit-on. Les violentes émeutes qui ont causé la fermeture, de même que le déguerpissement forcé des étudiants de l’Université de Kinshasa des Homes, tirent leur origine de l’infime augmentation des frais académiques. Seulement 4.700 francs congolais ont brûlé la maison UNIKIN. Dans un tableau comparatif dressé par le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), cette modique somme visait tout simplement à réajuster ou réadapter les 100 dollars déboursés, depuis plusieurs années, au taux du jour.

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