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Interpellation, suspension, prison. Malheur à la victime du jour. Oui. La fièvre est prévisible dans l’arène politique. Les tout premiers signaux de Félix Antoine Tshisekedi plantent, sans nul doute, à l’interne, un décor qui affole.

Pas plus tard qu’hier, il était question pour l’ancien opposant congolais de confirmer, par le bais de son Directeur de cabinet, au cours d’un entretien avec le Ministre de l’ESU et les Chefs d’établissement respectifs, la suspension du comité de gestion de l’Université Pédagogique nationale, en même temps que l’arrêt des cours dans cette alma mater. Ce, jusqu’à lundi. Apparemment, le panier circulerait jusqu’à nouvel ordre et l’on ne sait à qui le prochain tour. Vraisemblablement, le ton est fort, pour ne pas dire démesuré. Peut-on d’ores et déjà faire allusion à l’avènement de l’Etat de droit tant réclamé ou d’un début branlant vers l’inconnu ? L’avenir dira mieux. Ce qui est vrai, le microcosme politique demeure encore crispé, surtout que tout le poids de l’imperium national s’avère, jusqu’ici, concentré autour du Président de la République. Encore que depuis son installation, il y a deux semaines, il fait quotidiennement face à tous les lésés de la gestion du régime Kabila qui, à tort ou à raison, ne jurent plus que sur la rue et la saisine de son cabinet, incomplet soit-il. Bon repos, par ailleurs, à Tshibala qui, bon gré malgré sa présence à la primature où il assure les affaires courantes, il est pratiquement effacé quant aux décisions relevant de ses compétences régaliennes. Les défis sont, dans tous les cas, immenses pour le nouveau Chef de l’Etat congolais, nouvellement élu, et de qui, l’opinion nationale et transnationale attend monts et merveilles. Oui. Il ne s’agit nullement de la jouissance dont les amoureux notamment, s’offriront ce jeudi 14 février, à Kinshasa, en marge de la Saint Valentin, autour de Fally Ipupa, Ferré Gola, Manda Chante ou encore Fabregas et Cie. FATSHI a la vie d’un peuple en mains, disons, le volant de cette redoutable locomotive, ‘’la RD. Congo’’, transportant plus de 80 millions d’habitants. Devra-t-il, cependant, se diviser en mille morceaux face à la ribambelle des contraintes, toutes grimées en urgences ? Loin s’en faut peut-être. Néanmoins, à l’internationale, Jean- Pierre La Croix qui, du reste, est Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix, est sorti de son silence hier, mercredi 13 févier 2019. En effet, à l’instar de son titulaire Antonio Guterres, il y a peu, il exhorte Kinshasa à résorber la crise sociopolitique, par la formation d’un Gouvernement inclusif, où protagonistes-antagonistes tâcheront, tous, de baliser leurs différends, pour l’intérêt supérieur. Ici, aussi, faudra-t-il que les Sociétaires de la coalition LAMUKA, c’est-à-dire, Fayulu et ses différents colistiers, daignent rectifier les tirs et se ranger conséquemment derrière Tshisekedi fils dont ils contestent, à cor et à cri, la victoire. L’on retiendra que demain, à Butembo, bastion du leader de la dynamique de l’opposition et candidat malheureux au récent scrutin présidentiel, ces opposants maintiennent leur meeting populaire. A contrario, le parti au pouvoir, l’Udps, donnera de sa voix, à partir de la permanence nationale située à la onzième rue/Limete. Ce sera, doit-on préciser, à l’occasion du 37ème anniversaire d’existence de cette formation politique chère à Tshisekedi Wa Mulumba et Kibasa Maliba, d’heureuse mémoire. Sans être devin, l’on se rend immédiatement compte que les tirs croisés retentissent au sein de chacun de ces camps politiques. D’où, la voix de l’impératif bémol vaudrait-elle la peine.

La Pros.


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