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Les aiguilles de l’horloge tournent, à leur aise, autant que la cloche du compte à rebours sonne sans répit, depuis fin janvier 2019, au pays de Lumumba.

Ce, pour avertir qu’elles marqueront, certainement, une pause décisive dans les 100 premiers jours, à dater du vendredi 25 janvier 2019, jour où l’opposant congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo prit, démocratiquement, les clés du Palais de la Nation et s’assit ainsi dans le fauteuil très convoité de Garant des institutions congolaises.

A tout prendre, l’alternance démocratique ne suffit pas, dans le contexte de la RD. Congo où les pleurs et grincements des dents résonnent, de plus en plus, dans le chef de la population, quant à l’ampleur de la crise socioéconomique, voire, sécuritaire dans certaines régions du pays.

Faut-il, bien plus, faire rêver le souverain primaire, entendre le ‘’peuple d’abord’’ dont le cri de ralliement reste, au-delà de toute attente, le changement qualitatif, dans chacun des secteurs prioritaires de la vie sociale ? Les épreuves s’avèrent assurément de taille. A telle enseigne que le fardeau que détient, jusqu’ici, tout seul, le nouveau Chef de l’Etat, se veut le nœud gordien d’un éventuel échec qu’il pourrait, loin de vaticiner un quelconque malheur à sa politique publique, récolter dès les trois premiers mois et dix jours évaluables, de sa gestion de la Res publica. Certains éclairés estiment, quant à ce, que l’urgence de former un gouvernement incluant toutes les tendances sociopolitiques et, surtout, capable de confondre moult défis en présence, se pose et s’impose.

Attendre, à cet effet, le mois de mars prochain, lorsque l’Assemblée nationale se sera commodément installée, avec bien entendu un bureau définitif, pour entamer, cette fois-là, le processus qui concourra à la formation du Gouvernement et autres réformes institutionnelles, du reste essentielles, semble trop risqué pour peu que la grogne sociale continue à grimper, sans foi ni lois, sous ses multiples formes dévastatrices.

On se rappellera, qu’à peine installé, le leader du redoutable parti de l’opposition congolaise d’hier, l’Udps, avait fait face à la grève du personnel de Transco qu’il avait, sagement décanté en 48 heures. Aujourd’hui, qu’on se le dise, à la SONAS, à la SCPT, à New Transkin, à la police anti-incendie chère aux Sapeurs pompiers, pour ne pas faire allusion aux magistrats, Professeurs d’Universités ainsi que tant d’autres fonctionnaires et agents de l’Etat, les menaces allant, toutes, dans le sens de débrayer, les prestations font, vraisemblablement confabuler. Et bien, ces maux sociaux naissant, tels les champignons, mettent Tshisekedi fils devant un fait accompli.

En face donc de ses principaux protagonistes, à savoir, le peuple congolais qui a visiblement faim, la communauté internationale qui s’obstine à réclamer son butin, de près ou de loin et, enfin, les cerveaux moteurs du régime sortant qui ont jusqu’ici la main mise des institutions de l’Etat, y compris, par ailleurs, les compatriotes opposants de la coalition LAMUKA qui récusent la main tendue du nouveau Président élu, il y a bien lieu de dire que, dès ses 100 premiers jours à la tête du géant Congo, Félix Antoine Tshisekedi, n’a pas droit à l’erreur.

La Pros.


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