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Deux attitudes s’imposent à Fayulu. Soit. Accepter la main tendue de Félix Tshisekedi et travailler ensemble avec lui, tout en sachant que derrière lui, il y a Joseph Kabila qui, en concédant l’alternance démocratique, milite désormais, pour la formation d’une coalition des forces progressistes.

Soit. Refuser cette main pour des raisons, sans nul doute, liées à la recherche de la vérité des urnes. Et, dans ce cas, non seulement qu’il faudrait prendre le taureau par les cornes et s’assumer devant Dieu et l’Histoire, comme l’incarnation vivante de la nouvelle Opposition radicale, les Tshisekedi père et fils ayant traversé le Boulevard. Même là aussi, le pari à gagner est tout dans la gestion des ambitions, le moment venu. Fayulu le sait bien lorsqu’il engage un bras de fer avec Félix Tshisekedi, en annonçant des meetings à travers le pays, avec tous les risques, si cela dégénérait quelque part, d’être, plus tard, interpellé ou inquiété.
Car, à tout le moins, à l’horizon 2023, les données sur terrain changeront alors que le discours sur la vérité des urnes aura été dévalué, selon que les dirigeants se montreront capables ou pas de gérer de nombreux problèmes en termes de grogne sociale et autres avantages dus aux masses laborieuses ainsi qu’à tant d’autres catégories socio-professionnelles.
Le mieux à faire et, apparemment, c’est ce que Fayulu, au regard de son meeting de ce 2 février à la Place Sainte Thérèse de N’djili, a choisi, c’est d’envisager progressivement d’autres types de messages axés, par exemple, sur les prochaines élections et la remobilisation des troupes en vue de la conquête du pouvoir par des voies pacifiques.
Ce qui suppose que, très prochainement, la CENI actuelle devrait, à tout prix, subir une cure de jouvence via un vrai coup de balai pour garantir la transparence et la crédibilité de ces futures élections.
Concrètement, pour y arriver, Lamuka devrait se raviser sur ses propres stratégies avant d’affronter les adversaires d’aujourd’hui qui seront certainement ceux de demain. Ce sera la coalition Kabila, Tshisekedi, Kamerhe élargie à toutes les têtes couronnées de Lamuka qui seront piochées, lors de la formation du nouveau gouvernement.
En 2023, elle sera face à celle de Katumbi, Bemba, Fayulu, Lumbi, au cas où les choses restaient en l’état. Un tel décor, s’il n’est pas assis sur des règles de jeu claires et limpides, n’offre pas la moindre impression qu’à cette occasion-là, les mêmes méthodes décriées aujourd’hui seront tolérées. Puisqu’à tout prendre, les faibles d’aujourd’hui, pour faire face à la crise de légitimité, ne manqueront pas, cette fois-là, de s’y préparer autrement.

LPM

 


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