D’ores et déjà dans sa peau de Président de la République, Tshisekedi fils, a cédé, provisoirement, le levier de commandement de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Udps, à son Secrétaire général, Jean-Marc Kabund.

Loin d’aller en repos, le nouveau Chef de l’Etat congolais entend désormais se concentrer sur la gestion de la Res publica, pour mener à bon port sa base qu’il aura, apparemment, tant aimé, avec son credo hérité de son Feu père : ‘’le peuple d’abord’’. Le test est certes grand. Le successeur de Joseph Kabila n’a même pas encore fini à mettre en place son cabinet, il est déjà confronté à d’immenses tests, du reste, peu mineurs. Dès ce samedi 2 janvier 2019, il est appelé, indirectement soit-il, à gérer ses anciens alliés qui ont choisi de rester de l’autre côté du pouvoir notamment, Fayulu, Muzito, Matungulu, Bazaiba et Cie, qui seront face aux Kinois, dans un meeting public, à la place Sainte Thérèse de N’djili. Que des contraintes. Oui. L’heure n’est plus de jeter la poudre à Kabila ou Mobutu ; mais, de serrer la ceinture pour gérer le pays pendant cinq ans, renouvelable une seule fois. Œil dans la gestion des fonds publics ; à Lubumbashi où le dimanche 27 janvier dernier, des accrochages entre étudiants et policiers ont été enregistrés ; regard tourné vers les services secrets de l’Etat, les grèves du personnel de Transco, Transkin et SCPT, la diplomatie et autres montagnes à déplacer, forcément, Fatshi n’a pas tardé dès la remise-reprise avec son prédécesseur, vendredi 25 janvier 2019, de monter sa face contre l’impunité. D’entrée de jeu, il a désigné son colistier de lutte, Vital Kamerhe, et son ancien Secrétaire particulier, le Professeur Eberande Kolongele, respectivement aux postes de Directeur de cabinet et Directeur de cabinet adjoint. Il n’a pas hésité de signer la circulaire appelant, formellement, les animateurs des institutions et entreprises de l’Etat, de surseoir, sans atermoiement, toute éventuelle transaction financière, et par ricochet, le recrutement du nouveau personnel. En effet, doit-on le dire tout haut, le fils de Feu Etienne Tshisekedi Wa Mulumba subit, tout compte fait, un test sans pareil, au sommet de l’Etat congolais. Eradiquer la crise socioéconomique au pays, restaurer l’Etat de droit sur l’ensemble du territoire national, mettre fin aux maux de grève dans toutes les institutions publiques, résister aux contrepoids politiques, spécialement, à ses colistiers de Genève d’autrefois, et autres contraintes de tous bords, constituent la coupe à laquelle boit déjà le cinquième Chef de l’Etat congolais, sans oublier la difficile cohabitation en perspective, entre les coalitions CACH, FCC et LAMUKA. L’épreuve pèse assurément. D’où, la concentration sur les priorités est-elle, contre vents et marrée, sine qua none.

La Pros.


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