C’est désormais une réalité ! La RD. Congo s’est confirmée comme un pays véritablement démocratique, partant de la concrétisation de cette première alternance pacifique et civilisée au sommet de l’Etat.

D’ores et déjà, Félix Tshisekedi qui a été définitivement proclamé par la Cour Constitutionnelle, en qualité de nouveau Président élu, règne au Palais de la Nation, après une remise-reprise de braves avec le Chef de l’Etat sortant, Joseph Kabila, dix-sept ans sur le fauteuil présidentiel. Des Etats-Unis d’Amérique, en passant par l’Union européenne et l’Union africaine,… ce sont donc des approbations, d’une part, et des satisfécits, d’autre part, qui sont, de part en part, émis concernant l’aboutissement de cette passation démocratique du pouvoir entre deux présidents, sortant et entrant.

En revanche, bien que des assentiments soient exprimés par certains protagonistes et observateurs, il faille sous-tendre que la fougue des contestations et mécontentements demeure dans le chef d’autres notamment, des cadres de la Coalition Lamuka qui, même s’ils déclarent ne point haïr le nouveau Chef de l’Etat, s’obstinent, tout de même, à l’idée que son candidat Martin Fayulu ait gagné le scrutin et qu’une forfaiture électorale fût, malencontreusement, commise. Par conséquent, les appels à la coalition et à la réconciliation, dûment lancés par Kabila, dans son discours de départ, et par Tshisekedi, dans son allocution d’investiture, ne semblent nullement charmés cette autre aile dure qui, déjà, a catégoriquement refusé de participer à un quelconque Gouvernement d’union.

Ces hiérarques de Lamuka ont, d’ailleurs, annoncé un meeting le samedi 2 février prochain à la place Sainte Thérèse de N’djili afin de fixer la population quant à leur nouvelle démarche. Mais alors, nonobstant ces grabuges postélectoraux, les choses bougent à la présidence de la République où Félix Tshisekedi, tout en désignant, en amont, Vital Kamerhe en tant que Directeur de cabinet, a, en aval, instruit de la suspension de recrutement du personnel et du gel des liquidations, hormis les paiements des salaires, dans toutes les institutions publiques et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Voilà pourquoi, réconciliation ou non, il est d’abord urgent que l’actuel Président de la République puisse bouleverser les données dans la gestion de la République. La RD. Congo ne devrait donc point s’immobiliser à cette simple alternance des têtes au sommet de l’Etat car, l’important serait qu’il y ait changement dans le modus agendi, quand bien même que plusieurs figures du Gouvernement antérieur reviendraient encore. C’est-à-dire, que les restrictions des libertés soient tétanisées, que le fanatisme et dilettantisme politique s’effacent au profit de la rationalité,…, dans le souci de favoriser la réalisation de grands projets sociaux au détriment des inaugurations biscornues des chrysanthèmes. Ainsi, Félix Tshisekedi détient la clé de voûte qui pourrait définitivement favoriser une échappée belle du Congo-Kinshasa face au démon de la décadence qui le hante depuis des lustres.

La Pros.

 


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