D’une manière générale, le serment est une affirmation solennelle et codifiée, qu’une personne fait par voie orale, en vue d’attester la vérité d’un fait, la sincérité d’une promesse, l’engagement de bien remplir les devoirs de sa fonction.

Cet engagement, combien déterminant, sera pris aujourd’hui par Félix Tshisekedi, le président élu, devant la nation, représentée à l’occasion par les Juges de la Cour Constitutionnelle. Certainement, c’est une nouvelle page de l’histoire de la RD. Congo qui s’ouvre en début d’après-midi de ce jeudi 24 janvier 2019, au Palais de la nation, dans la municipalité de la Gombe. Juste après le serment devant les Hauts Magistrats de la Cour Constitutionnelle, viendra la remise des symboles du pouvoir au Président élu par le président sortant ; la remise des symboles du pouvoir par le Président de la Haute Cour, suivies immédiatement du Discours du Président Félix Antoine Tshilombo.
L’entrant, depuis la proclamation des résultats provisoires n’a cessé d’en appeler à l’unité du peuple Congolais. ‘‘Je suis le président de tous les congolais, pas de l’Udps, encore moins des lubas’’, avait-il lancé.
Certes, Fatshi ne s’éloignera pas de ce crédo, sa victoire ayant été largement contestée. Plus encore, avec 38 % de suffrages recueillis, Félix Antoine Tshisekedi sait pertinemment bien que nombreux sont des congolais qui avaient voté, soit pour Fayulu Martin, soit encore pour Ramazani Shadary, le Dauphin du Raïs Kabila porté par le front Commun pour le Congo. Comme pour dire qu’il devra tenir compte de cette autre opinion congolaise.
Le sortant, Joseph Kabila, dans un discours ‘‘d’au-revoir’’, a insisté sur la coalition gouvernementale pour relever les multiples défis qui se dressent au devant de la nation. ‘’J’en appelle à une grande coalition de toutes les forces progressistes, coalition contre les forces prédatrices qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s’accaparer de nos ressources naturelles, sans contrepartie, pour nos enfants et petits-enfants… ‘’. Cet exercice, il convient de le souligner, nécessite de la discipline, du côté des entrants et ceux qui ont raflé les plus de sièges dans les assemblées nationale et provinciales. Mais, également de la maturité politique. Ici, le sortant devra peser de tout son poids pour ramener tout le monde dans le rang.
A chacun donc de tenir ses promesses dans les limites de ses prérogatives constitutionnelles.

La Pros.

 


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