Sabler le champagne et célébrer la victoire doivent désormais appartenir au passé. Les regards sont maintenant focalisés sur l’avenir du pays qui est en train de se doter, peu à peu, d’une toute nouvelle classe dirigeante. Il est, mutatis mutandis, temps de vendre une nouvelle image de la République, « un Congo autrement ».

C’est-à-dire, un pays où le social, l’éducation, la santé, le logement ainsi que plusieurs autres secteurs sont au point. Cependant, pour y arriver, Félix Tshisekedi aura à combattre, mieux à effriter toutes les aspérités qui régentent le modus operandi de la Res publica, spécialement le démon de la corruption.
Ce, tout en redressant le pont d’avec les bailleurs de fonds, sans brader la dignité et la souveraineté de l’Etat et sans être stipendié par certains impérialistes, aux fins de tirer, ipso facto, la RD. Congo du régime autarcique qui, de plus en plus, cherche à la happer. Il est, de facto, temps que les bons qualificatifs soient, partout ailleurs, employés comme épithètes du Congo de Lumumba.
En effet, il est indéniable que les congolais aient, plusieurs fois et de différentes façons, reçu de la poudre de perlimpinpin aux yeux avec des solutions non pas curatives, mais plutôt palliatives à leurs désidératas qui, in fine, ne font que s’accentuer, à l’image des démons qui reviennent à foison après être chassés, en amont.
D’où, l’élection de Félix Tshisekedi confirmée par la Cour Constitutionnelle qui, conformément à la loi fondamentale du pays, agit en dernier ressort, devra, manifestement, constituer un nouveau départ pour la RD. Congo, pétrie des potentialités dans son sol et son sous-sol mais qui, jusque-là, frôle la honteuse considération d’un taudis, mieux d’un pandémonium par divers observateurs. C’est donc le temps du changement qui, véritablement, devra connaître son apogée avec la fin de la crise qui, tel une sangsue, cramponne le pays depuis la fin de l’année 2016.
A l’heure où le Congo-Kinshasa posera, dans quelques encablures, les jalons de son entrée au panthéon de grandes nations, à travers sa première alternance pacifique et démocratique, il faille, indubitablement, que tout ce qui est antagonisme, grabuge et différend soient tétanisés et démantelés afin de favoriser l’éclosion de cet Etat-continent.
Il est ainsi temps de couper la poire en deux dans l’esprit d’asphyxier les contestations qui fusent dans le chef des militants de la coalition Lamuka notamment, de son candidat Martin Fayulu, qui a signé un revirement à 360 degré en s’autoproclamant président légitime de la RD. Congo et ce, au risque de mener le pays dans une impasse postélectorale.
Le nouveau locataire du Palais de la nation dont l’investiture, initialement prévue pour ce mardi 22 janvier, a subi un atermoiement pour une date ultérieure, se doit, autant que faire se peut, de fédérer toutes les forces politiques, adversaires ou compères de lutte soient-ils, en vue de parfaire sa légitimité. Surtout que plusieurs pays africains, la France et même la Russie ont, d’ores et déjà, pris bonne note de sa victoire.

La Pros.

 


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