Les slogans et les littératures restent à la 11ème rue Limete. Le successeur de Joseph Kabila, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, ne va pas en promenade de santé au Palais de la Nation congolaise.

Des défis grandioses l’attendent. Oui. L’heure est venue, pour lui, de mettre en œuvre son ambitieux programme d’actions politiques, du reste évalué à 86 milliards de dollar américain pour les deux quinquennats. Malencontreusement, c’est un secret de polichinelle, l’opposant congolais trouve le pays dans une crise qui est loin d’être de façade. Mobiliser les fonds, restaurer l’Etat de droit, rassembler le peuple congolais de tous bords, sont autant des défis qui l’attendent. Certes, les élections ont eu lieu ; les résultats de la CENI ont été validés par la plus haute juridiction du pays. Sur l’ensemble du territoire national, la situation est restée relativement calme. Le nouveau Président, l’héritier politique et biologique du Sphinx de Limete prêtera serment incessamment. Initialement prévue pour ce mardi, la cérémonie serait recalée pour jeudi 24 janvier 2019. Les assemblées provinciales, sauf révision de dernière minute de l’almanach électoral, s’installent elles-aussi dès ce jeudi. En effet, le samedi 26 janvier 2019, Minaku cède provisoirement son fauteuil du bureau de l’Assemblée nationale au plus vieux des élus de la prochaine législature, le célèbre Baba wa Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumuanza. Pas d’utopie ! Kabila s’en va, Tshisekedi lui succède. L’Udps l’emporte sur le PPRD, du moins, en ce qu’il y a de la présidence de la République. Hélas ! La formation politique chère à Joseph Kabila, conjointement avec ses alliés, la majorité présidentielle devenue à ce jour, le FCC, garde encore la main mise sur le Parlement avec son score de 350 députés contre une cinquantaine de la coalition que coiffe le nouveau garant des institutions congolaises, le CACH. Oui. Une nouvelle ère de l’histoire du géant Congo au cœur de l’Afrique est entamée. Dans l’arène politique, l’effervescence est loin d’être une illusion. Les alliances se font et se défont. Tels les apôtres de Jésus-Christ, après que leur Seigneur ait été crucifié à Golgotha entre deux bourreaux, il n’est pas exclu dans les officines du FCC cher à Joseph Kabila et de la coalition LAMUKA de Martin Fayulu, que les scenarii identiques soient au rendez-vous. Car, à tout prendre, Bruno Tshibala sera, lui aussi, délogé dès lors que Kabila aura effectué la remise-reprise avec son successeur qui, finalement, est élu après une longue attente caractérisée par deux rendez-vous manqués, en 2017 et 2018, depuis la fin du deuxième et dernier constitutionnel du président sortant Joseph Kabila. Que des évidences. L’Udps au piédestal des institutions nationales, la lutte aura été rude. Ouf de soulagement pour les vaillants guerriers qui sont restés fidèles au combat hérité d’Etienne Tshisekedi. C’est une donne nouvelle.
La Pros.


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