Jusqu’à quelques encablures de son épilogue, le processus électoral, mi-ange mi-démon, que régentent Corneille Nangaa et toute sa caste des figures qui composent la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, ne s’accointe, manifestement, que d’impondérables, d’incertitudes mais, surtout, de suspense, du reste, interdits aux cardiaques.

D’autant qu’aucun quidam, protagoniste et même spectateur du microcosme politique congolais ne s’est posé sur ses lauriers en observant, tranquillement, les contours et détours du schéma critique tracé par la centrale électorale. De la publication du chronogramme le 5 novembre 2017 à cette pénultième phase du processus qui sera consacrée à la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, la tension est toujours à son comble en RD. Congo, à tel point que d’aucuns préfèrent balayer d’un revers de la main toute question liée au processus électoral au risque de se couper les occiputs par ces situations qui ne font que dodeliner le cou. Car, après cette publication provisoire par Corneille Nangaa et ses thank tank, donnant Félix Tshisekedi pour candidat élu à la présidentielle, des grabuges n’ont cessé de tomber. Au premier lot de postulants lésés et mécontents, l’on remarque Martin Fayulu, joker de la coalition Lamuka, qui ne jure que sur sa victoire. En déposant sa requête des contestations des résultats au niveau de la Haute Cour, il appelle, mordicus, au recomptage des voix. Laquelle démarche, nonobstant le fait qu’elle soit, illico presto, entérinée par plusieurs organisations nationales, occidentales et panafricaines, dûment la Cenco, l’Union Européenne, la SADC ou la CIRGL, semble, mutatis mutandis, peu réalisable pour l’instant. Et ce, non seulement parce que cette juridiction du pays devra agir dans un temps plutôt réduit, mais aussi puisque la maison des élections elle-même n’avait pas fini de compiler tous les procès-verbaux manuels d’autant qu’elle avait, recouru, pour répondre aux besoins du temps, aux données électroniques enregistrées dans les clés USB. Ainsi donc, face à ces hics, il appert que les juges de la Cour Constitutionnelle ont une grande responsabilité à la lumière des teneurs qui s’illustrent, de plus en plus. Eu égard à tous ces cas de figures, il est indéniable que les surprises auxquelles s’acclimate la RD. Congo seront encore au rendez-vous d’ici la date du 18 janvier 2019, considérée comme le deadline de la proclamation des résultats définitifs. D’où, les congolais demeurent sur le qui-vive avant de connaître, in fine, l’identité de son cinquième Chef de l’Etat, en outre, porte étendard d’une alternance démocratique et pacifique qui devra, véritablement, hisser ce pays de Lumumba dans le panthéon des grandes nations.

La Pros.


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