Même si du côté du nouvel élu provisoire, Félix Tshisekedi, les foules sont vigoureusement en liesse, la proclamation des résultats définitifs des élections reste l’apanage de la Cour Constitutionnelle qui devra se prononcer d’ici le 18 janvier prochain, après avoir examiné les recours des insatisfaits.

Déjà, le samedi 12 janvier 2019, le candidat de la coalition Lamuka, Martin Fuyulu, s’est engagé pour les contentieux au niveau de la présidentielle. Sa demande à la plus grande instance juridique du pays consiste à faire exiger de la CENI la publication des résultats du scrutin par bureau de vote pour tenter de voir plus clair sur les voix proclamées par Corneille Nangaa qui font toujours polémique.
Jusque là, c’est le seul candidat président de la République s’étant officiellement prononcé sur la saisine de la Cour Constitutionnelle. Toutefois, les autres candidats malheureux, victimes d’irrégularités d’une manière ou d’une autre, ont encore six jours pour réclamer la vérité des urnes. La SADC ainsi le Rassop/Kasa-Vubu viennent également de recommander le recomptage des voix, au vu de nombreuses contestations.
Ce jour là, ce sera quitte ou double entre Martin Fayulu et Félix Tshisekedi qui, lui, a déjà un pied au Palais de la Nation. L’un d’entre eux aura, probablement, raison devant la Cour et sera cette fois, manifestement, le 5ème Président de la République Démocratique du Congo.
Le fils du Sphinx de Limete prendre véritablement les commandes du pays si, et seulement si, le recours de Fuyulu est jugé recevable et non fondé par la Cour Constitutionnelle. Certes, il aura sur son dos la Communauté internationale de qui le Président sortant ne voulait plus de rien, une bonne partie de la nouvelle figure de l’opposition l’accusant d’avoir trahi la digne mémoire de son père à cause de ses familiarités soudaines et atypiques avec le régime évacuant, et même la CENCO qui ne valide pas dans son nouveau rôle d’homme d’Etat, mais il dirigera tout de même la RD. Congo. Ce, en tant que premier bénéficiaire de l’alternance pacifique.
Dans un autre cas de figure, la Cour pourrait donner raison au désigné de Genève, jugeant la requête recevable et fondé, sur base d’arguments qui tiennent la route. C’est un scénario peu probable c’est vrai, au vu de la composition des membres de cette Cour, démontrant des affinités difficilement dissimulables avec celui qui les a tous nommés. Mais cela reste envisageable, autant que l’annulation des élections pour des raisons d’aspérités énormes.
Des messages prenant acte de l’élection de Félix Tshisekedi se multiplient, mais aussi des appels à la paix pour éviter tout acte de nature à plonger le pays dans un chaos où il risque de ne jamais s’en sortir. Aussi dubitative soit-elle, la voix de la Cour Constitutionnelle devra être celle de la raison.

La Pros.


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