Les élections ont été reportées trois fois en deux ans, et même quatre fois s’il faut compter le tout récent report concernant principalement les villes de Beni, Butembo et Yumbi.

Aujourd’hui, la CENI change, comme bon lui semble, le calendrier électoral, renvoyant les élections au mois de mars dans ces trois villes. Le 18 janvier de la prochaine année 2019, sera donc investi le nouveau Président la République sans les électeurs de cette partie du pays, conquise sans contestation par le désigné de Genève. Les préalables majeurs concourant à l’organisation de ces scrutins n’ont pas été atteints en grande partie. La CENI s’entête, pour ne pas dire s’est entêtée, à faire usage de la ‘’machine à voter‘’ pour les prochaines joutes électorales et d’y aller avec les millions d’électeurs fictifs dans le fichier. Ceci, sans compter la liberté bafouée des manifestations publiques ainsi que des médias, la décrispation politique et la sécurisation du territoire national.
En gros, faut-il participer à des élections bâclées d’avance sous des prétextes superficiels ou ne pas y participer et embrasser la voie d’un tout autre schéma qui, sans nul doute, ne serait pas pacifique ?
Le processus électoral a tellement été tripatouillé de toute part que le principal acteur qu’est le souverain primaire ne prend plus goût à y participer, se doutant à coup sûr de la fiabilité des résultats d’un tel fourbe.
A en croire plusieurs congolais, l’incendie d’un des principaux entrepôts de la CENI il y a quelques jours, l’amplification et la dégénération de la situation sécuritaire et sanitaire dans la partie Est de la République, et aujourd’hui le report, pour ne pas dire l’exclusion des populations de Beni, Butembo et Yumbi aux élections du dimanche 30 décembre prochain, ne laissent pas présager un climat de paix et de tempérance dans les jours qui suivent.
Les voix des électeurs du mois de mars 2019 auront-elles une incidence sur le Président de la République déjà élu ou ce ne sera qu’une simple formalité de procédure ? La session parlementaire de Mars 2019 va-t-elle débuter sans les élus de ce coin ou faudra-t-il les attendre ? Déjà que les premiers assiégés seront mis en doute quand au seuil électoral qui englobe l’ensemble du territoire national. Au fait, y aura-t-il finalement des élections dans ce pays ?

La Pros.


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