La campagne électorale sera effectivement close ce vendredi 21 décembre 2018. Les candidats en pôle position restent, en effet, Shadary, Fayulu et Tshisekedi qui auront sillonné une partie importante du territoire national en l’espace d’une pincée de jours.

Portés par leurs regroupements politiques, ils seront tous à Kinshasa ce jour-là pour tenir des méga meetings marquant la fin de cette bataille parsemée de roses pour certains, bondée d’épines pour d’autres. Avec le FCC au Stade des Martyrs, Lamuka au Stade Tata Raphaël et CACH à la Place Sainte Thérèse, le choc s’annonce brouillant à tous les niveaux.
Ce sera plus que jamais, une véritable démonstration de force pour ces trois candidats qui, jusque-là, continuent de secouer les montagnes pour se taper la magistrature suprême dans les prochains jours. Cependant, personne n’ignore le cataclysme qui fait fureur dans les rues de la capitale lors de tels évènements qui mettent souvent les éléments de la police en difficultés au point qu’ils en arrivent à des répressions violentes. Il faudra pour le bien de tous, que ce vendredi ne soit pas celui des empoignades intrépides, mais plutôt d’une expression manifeste de participer à un combat légitime qui consacrera la première alternance au pays. Rien ne sert donc de s’entretuer deux jours avant la date fatidique du dimanche 23 décembre 2018.
Les électeurs sont aujourd'hui placés entre des programmes richissimes de leurs différents candidats qui, tout au long de la campagne, ont tenu des promesses d’un Père Noël ivre… Le choix sera un exercice ardu.
Mais, les élections se tiendront-elles le 23 décembre prochain ? Loin d’avoir un esprit dubitatif, ceci reste du moins, la question la plus posée du moment en RD. Congo. Après l’embrasement d’une grande partie des kits électoraux affectée pour Kinshasa, l’attaque repoussée d’un bureau de la CENI et même toutes les autres questions liées au processus qui n’ont pas trouvé de réponses, il y a de quoi se nourrir d’inquiétudes à nettement cinq jours de la tenue des scrutins. Les procès-verbaux qui sont encore à l’imprimerie en Afrique du Sud, seront-ils tous déployés à temps ? Entretemps, le climat autour de la ‘’machine à voter‘’ a pris une toute autre tournure avec l’acceptation, finalement, de la coalition Lamuka d’en faire usage le jour du vote. Par cette décision, le camp politique aligné derrière le candidat Martin Fayulu, rejoint ainsi la position du Cap pour le Changement du tandem Fatshi-Kamerhe qui avait déjà décidé d’y aller coûte que coûte.
Puisqu’ils regardent tous dans la même direction maintenant, une nouvelle alliance ne serait-elle pas la bienvenue ? Ces deux forces de l’opposition qui se sont accaparés une plus grande base lors de leurs tournées ont toutes les chances de faire couler le navire FCC s’ils décidaient d’harmoniser les vues. Cela paraît irréalisable à ce stade, mais le miracle peut intervenir à tout moment… Dans le cas contraire, il faudra compter avec la participation des opposants en mode éparpillée. Le suspense durera, mais il ne n’éternisera pas.

La Pros.

 


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