Le camp politique de Lamuka doit aujourd’hui, hic et nunc, donner une orientation claire et précise à ses partisans quand aux élections qui approchent à la vitesse d’un vent à décorner les bœufs.

Ceci, pour éviter de tomber plus tard dans un devoir de mémoire qui ne lui sera certainement pas favorable. A travers son leader, propulsé par les invalidés de la CENI, cette coalition née à Genève se montre toujours ni chaud, ni froid même en cette période démente de campagne électorale. Martin Fayulu et une bonne partie de son équipe de campagne sillonnent actuellement quelques provinces du territoire national, difficilement, il faut le dire, parce qu’ils se sont fait réprimés hier à Lubumbashi par les éléments de la police nationale, avec un seul message. Celui de ne pas se servir de la MAV le 23 décembre 2018 en lieu et place des bulletins papiers dont personnes ne connaît ni la contrée de provenance, ni l’employabilité. Mais pourquoi aller en campagne, débourser des moyens colossaux, prendre d’énormes risques, pour les saboter finalement ?
En tout cas, sans vouloir exclure la possibilité d’un probable miracle le plus inattendu qu’il soit, il faudra se faire à l’idée que la Commission électorale nationale indépendante, même farcie d’une volonté opiniâtre, ne pourra vraiment pas changer le système de vote avec lequel le peuple se choisira ses nouveaux dirigeants dans quelques jours. La ‘’machine à voter‘’, quoi qu’étant illégalement été adoptée par Corneille Nangaa et Cie en vue des scrutins du 23 décembre prochain, est quasi devenue un passage naturelle obligé pour finalement emprunter la voie des urnes que l’ensemble du peuple congolais a impatiemment attendu pendant deux longues années. Enfin, beaucoup plus pour ceux qui s’étaient lassés plus tôt…
Hormis donc le camp du Front Commun pour le Congo qui n’a jamais contredit les décisions de la Centrale électorale, dubitatives soient elles, quelques candidats président de la République, naturellement de l’opposition, se sont résolus de participer à ces joutes électorales à n’importe quel prix. Ce, avec le manque de réalisation de plusieurs préalables majeurs pouvant conduire le processus vers des élections réellement crédibles et démocratiques ; avec les 16% d’électeurs fictifs contenus dans le présent fichier électoral ; avec le manque de décrispation politique totale, déjà que pour nombreux elle n’a même pas été partielle ; et surtout avec l’usage de la très controversée ‘’machine à voter‘’ aux prochaines élections. Ce schéma, certes moins rassurant, va toutefois permettre d’aboutir à une étape importante pour le congolais : l’alternance. Peut-être pas très pacifique, mais bon…
Soit dit. Lamuka doit réajuster son discours pour l’aboutissement de sa lutte. Soit il faut participer, soit non. Du moins, le plus important est de ne pas sombrer vers la voix du boycott.

La Pros.


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