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Si le parleur peut donner plus que ce qu'il promet, c'est parce que la structure de la parole se passe de tout contenu sensible externe.

Là où ça parle, même silencieusement, il y a du moral, il y a du beau et de l’éthique. Cependant, lorsque les acteurs politiques parlent et font des promesses à blanc à la population, surtout en cette période de campagne électorale, la ressemblance à un discours démagogique semble tout proche de la réalité.

Depuis le 22 novembre 2018, les acteurs politiques, à travers des sorties médiatiques ou sur terrain, se tirent et s’entretuent verbalement, laissant planer une ambivalence pour la tenue des élections pour les uns, et les grincements de dents pour les autres.
Le chemin de la tenue des joutes électorales, selon la date fixée par la CENI, n’aura été qu’un véritable chemin de la croix. Hic et nunc, la montagne de Golgotha ne semble plus être loin. Pour y arriver, tous les ingrédients devraient être réunis pour favoriser les élections crédibles, transparentes et démocratiques dont la fiabilité des résultats mettra d’accord tous les camps politiques, même auprès des observateurs étrangers de l’UA et la SADC.

Entre l’usage de la MAV lors des scrutins combinés et le fichier électoral accusé de tous les maux, le portail du boycottage et du report pourrait, une fois de plus, s’inviter au débat. Selon les bribes d’analyses de maints observateurs assidus du microcosme politique, la campagne électorale ne doit pas donner les béquilles aux politiciens pour semer le doute dans la psyché des 80 millions de congolais qui n’attendent que les élections.
Dans son meeting à l’Est du pays, le duo Fatshi-Kamerhe opte de se rendre aux élections avec ou sans la MAV. La priorité pour eux : le changement.
Entretemps, la contre-campagne contre la MAV va certainement s’intensifier du côté de Beni, où le candidat de la coalition LAMUKA prévoit de se poser dès cet avant-midi. Au nord-ouest du pays, Ramazani Shadary poursuit son chemin avec des meetings farcis des promesses politiques rocambolesques, au cas où il sera élu pour le prochain quinquennat. La température monte, la diarrhée verbale aussi. Quid du 23 décembre 2018 ? Mystère…

La Pros

 


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