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C’est un énième appel à la convocation d’un dialogue inclusif qui a atterri sur la table de la Conférence épiscopale nationale du Congo. Intitulé « Appel à la paix », le mémorandum émane de Jean-Pierre Lisanga Bonganga qui affirme s’exprimer au nom de son ‘’parti d’idéologie chrétienne’’, la Convention Chrétienne pour la Démocratie (CCD), et du groupe d’accueil de la paroisse Saint Augustin de Lemba et non en celui de LAMUKA ‘’qui a des personnalités éminentes attitrées et des structures appropriées pour l’engager’’.


Difficile de ne pas rappeler qu’au dernier trimestre de 2019, Martin Fayulu avait déjà proposé un dialogue qui devait culminer vers la mise sur pied d’une structure dénommée : ‘’Haut Conseil des réformes institutionnelles’’, les dirigeants actuels restant en place. Copie en avait été réservée, en son temps, à la CENCO. Ou encore, bien auparavant, l’invitation du CALCC à un dialogue destiné à la réconciliation des Congolais dans la vérité en vue de la repentance et le pardon.
Quoique le but poursuivi par les différentes démarches n’affiche guère des similitudes à la lettre près, il n’en demeure pas moins que la convergence réside dans la nécessité de mettre les Congolais autour d’une même table pour aplanir leurs différends politiques et sociaux à chaque fois que de besoin.
Malheureusement, la notion de ‘’dialogue’’ est galvaudée par la classe politique et une société civile, elle-même politisée à outrance, qui, cerise sur le gâteau, tient au partage des postes de responsabilité à divers niveaux.
Et, pourtant, dans un pays normal, le dialogue entre les politiques devrait revêtir un caractère permanent des rencontres citoyennes au cours desquelles se dégage un consensus pour la recherche de la paix et de l’harmonie dans la coexistence des communautés.
Dialoguer pour planter le décor des processus électoraux avec la participation des premiers concernés que sont les partis politiques et la société civile. Dégager de concert, le consensus autour de tous les aspects politiques dans l’élaboration du fichier électoral et du mode de vote. Dialoguer autour des incompréhensions dans les entités territoriales décentralisées. Dialoguer, dialoguer, dialoguer toujours. Quitte à en graver les prescrits dans le marbre de la Constitution.

La Pros.


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