Ceux qui n’ont pas été nommés à la Présidence de la République, encore moins à l’exécutif central que chapeaute présentement Ilunga Ilunkamba, espèrent occuper des postes prestigieux lors du partage des entreprises de l’Etat.

D’ici là, « Se servir d’abord » sera certainement la motivation de nombreux parmi eux. La plupart sont motivées à l’idée de se servir avant tout au lieu et en place de servir la Nation congolaise à travers des bonnes prestations. Des combattants de l’Udps, en passant par certains djaleloistes du FCC, des suspicions gagnent déjà du terrain. En parlant du partage, la coalition au pouvoir est sur la table des discussions, apprend-on, afin de parachever cette procédure. De ce fait, quelques voix se sont élevées pour désapprouver ce plan. L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) se dit préoccuper par les modalités sur base desquelles le processus de désignation des mandataires publics devrait être mené. Doit-on continuer à discuter sur des modalités de choix ? Alors que ces entreprises dites de l’Etat excellent dans la contre-production ? Eh bien, une réflexion s’impose dans ce sens.
Déjà, l’ACAJ a adressé une correspondance de six pages à Néhémie Mwilanya et Jean- Marc Kabund, respectivement Coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) et de Cap pour le changement (CACH) pour interpeller la classe politique quant à ce. Au-delà de ce partage, le nouveau phénomène qui consiste à créer des agences et services par la présidence de la République n’arrive pas à résoudre le problème majeur du pays. Au lieu de créer de nouveaux services ou de nouvelles agences de l’Etat qui ne servent pratiquement à rien, le Président de la République sachant que les entreprises de l’Etat constituent aujourd’hui des instruments économiques indispensables pour la matérialisation de sa vision globale pour le Congo, il est appelé à avoir un œil regardant sur ce partage en insistant surtout sur les critères de choix. Oui, les critères de choix de ces animateurs devraient être au-dessus de clivage politique. Au cas contraire, la RDC va se tourner finalement en dérision en choisissant des gens qui n’ont ni compétence, ni volonté d’aider la République. Puisque l’on sait que la création des agences d’appui ne sert à rien si ce n’est à consommer l’argent du pays, à l’instar de l’agence anticorruption et de changement des mentalités, les entreprises de l’Etat devraient, cependant, travailler sur les outils de production à même de relever l’économie congolaise. Et cela doit être accompagné par la rigueur au sommet de l’Etat. Sinon !

La Pros.

 


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