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Que des attaques sournoises, des tensions en permanence, règlement des comptes, sans oublier l’amplification de la diarrhée verbale politicienne. Loin de vouloir ressembler au synopsis d’un film d’horreur, c’est plutôt le décor, sans doute biaisé, mais actuellement planté en République Démocratique du Congo à la porte du 23 décembre 2018, jour des scrutins. Bref, ces affrontements ne cessent de s’intensifier entre les protagonistes politiques de toutes tendances, allant jusqu’au point de dépasser des normes démocratiques pourtant fixées, noir sur blanc, dans la Constitution du pays. Incroyable, n’est-ce pas ?
Nul n’est sans ignorer qu’en politique, les alliances se font, se défont et se refont. La RD. Congo est souvent l’exemple parfait pour ce genre de situation. Martin Fayulu et Félix Tshisekedi qu’ont enfantés respectivement les accords de Genève et de Nairobi forment, à ce jour, les deux principales tendances politiques de l’opposition faisant face au candidat du Front Commun pour le Congo. Ayant laissé des brèches ouvertes pour toute adhésion dans le but de renforcer et consolider leurs idéaux, l’annonce a tenté quelques présidentiables qui mordent tous les jours aux hameçons.

Hormis Matungulu qui était déjà dans les discussions en Suisse, Jean Philibert Mabaya vient de se retirer en faveur de Fayulu. Sans compter Théodore Ngoy qui semble être en tractation. De l’autre côté, Kin-kiey Mulumba et Masheke se sont embarqué avec Kamerhe sous le béret de Fatshi. Samy Badibanga, dont les bruits avaient rapidement circulé, ne s’est finalement retiré d’aucune liste électorale. Plus les jours passent, plus le jeu prendra différentes tournures.

De manière plus intrinsèque, la campagne électorale lancée depuis le 22 novembre dernier dégage toujours une saveur morose. Déjà, à partir de la ville de Mbuji-Mayi, en plein centre du Kasaï Oriental, il y a eu des affrontements le week-end dernier, entre les sympathisants du FCC et ceux de l’Udps. Il est de l’avis de Félix Tshisekedi que les partisans du FCC auraient remplacé l’affiche de leur candidat par celle de Ramazani Shadary. Ce qui a provoqué une violence terrible dans ce coin du pays.
Aussi, le dossier de l’autorisation de deux engins de la coalition ‘’Lamuka‘’ qui devraient être utilisés pour la campagne électorale, n’a reçu aucune suite favorable de la part du Gouvernement. L’on redoute dans ce camp la main noire du pouvoir prêt à tout pour contrecarrer la campagne de leurs adversaires politiques.

Entretemps, les questions essentielles pour l’aboutissement des joutes électorales notamment, celle concernant l’usage de la machine à voter et le nettoyage du fichier électoral, n’ont toujours pas rencontré l’assentiment de la Centrale électorale. La sortie médiatique de Fayulu sur les ondes de la RFI ne rassure nullement la tenue des élections dans un climat de paix. Poussant les électeurs à ne pas participer aux élections avec la MAV, cette sortie a été mal vue du côté du FCC qui entrevoit une chute vers l’abîme.
Au lieu de s’attarder sur des questions plus importantes, les affrontements directs et indirects ne feront qu’empirer des choses et éloigner la tenue des élections, selon la date butoir fixée par la CENI. Les aspirations de la population congolaise pourraient devenir un rêve irréalisable, s’il faille tenir compte des tensions qui règnent dans les deux camps.

La Pros.

 


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