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Conduite auprès de Sylvestre Ilunga, le Premier ministre congolais, par le Chef du département Afrique Mauricio Villafuerte, la délégation du Fonds monétaire international a exprimé le 25 février sa satisfaction découlant de la stabilité de la situation macro-économique en RDC.

Avec un bémol, toutefois, sur la barre des opérations financières démontre, à fin février, une forte pression des dépenses alors que les recettes sont restées très faibles.
Globalement, le FMI relève que les réalisations quantitatives ainsi que les repères structurels ont été atteints à la fin de décembre 2019. Mais ces performances n’exonèrent pas le gouvernement congolais de quelques efforts supplémentaires à fournir pour la mobilisation des recettes encore loin d’atteindre l’équilibre avec les dépenses.
«Les conclusions du rapport préliminaire sont satisfaisants », a déclaré Mauricio Villafuerte à l’issue de l’entrevue avec Ilunga Ilunkamba. «Cependant, la barre des opérations financières à fin février démontre une forte pression des dépenses et les recettes sont restées très faibles. Cette situation a produit une reprise des avances de la Banque centrale du Congo au gouvernement et la réduction des recettes internationales».
En clair, cela signifie que les conditions ne sont pas encore réunies pour passer à l’étape suivante, celle de la conclusion formelle d’un programme avec le gouvernement congolais pour faciliter l’octroi des crédits. Les experts du FMI ont rappelé aux autorités congolaises, la nécessité absolue de se mettre sur la voie d’une orthodoxie budgétaire soutenue, si elles espèrent conclure d’ici juin 2020, un nouveau programme plus ambitieux étalé sur 3 ans (2020-2022).
Hasard de calendrier ou non, l’appel courtois mais ferme du FMI intervient deux semaines à peine après la publication du ‘’Plan de Trésorerie 2020’’ du ministre des Finances. Sans le citer et encore moins, y faire allusion, les experts du FMI rejoignent les projections de l’argentier national.
Car, indique le ministère des Finances, « Fin janvier 2020, les opérations financières de l’Etat se sont clôturées par un solde négatif de 136 milliards de FC, couvert par la souscription aux Bons du trésor et des avances de la Banque centrale du Congo ». Le plus grand défi, note Sele Yalaghuli, c’est de contenir le déficit public dans des limites acceptables. Selon lui, le gouvernement est conscient des enjeux. Il n’a pas droit à l’erreur. Car, tout relâchement dans les opérations financières aura des conséquences irréversibles sur la note finale du programme-test conclu avec le FMI, prévient le Ministre des Finances.

La Pros.


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