Déboulonnage. Dissolution. Balkanisation. Bic rouge. Détournement. Malversations. Silence, on enquête. Des mots, certes. Mais, qui sont la racine de tous les maux. Les dirigeants sont en ébullition. Les uns accusent les autres. Alors que les autres accusent les uns, comme dans un jeu de ping-pong.


Attention : la RD. Congo fêtera le 30 juin 2020 avec ses sept sauts-de-mouton à Kinshasa. Cette promesse, si ferme soit-elle, tempère, tout de même, les ardeurs et repose la problématique des travaux engagés en termes de mise en œuvre du programme de 100 premiers jours au summum du pays du tout nouveau Président de la République.
Entretemps, Félix Tshisekedi, lui-même, s’en est, d’ailleurs, rendu à l’évidence hier, lors d’une tournée d’inspection réalisée dans la capitale.
A environ la mi-février de cette nouvelle année d’actions, il doit s’être mesuré à l’épreuve des rapports ‘’sur papiers’’ qu’il reçoit, depuis ses bureaux lambrissés de la Cité de l’Union Africaine, sur les hauteurs de Mont-Ngaliema, ou du Palais de la Nation, à la Gombe. Des balises posées sur les différents chantiers, il en est arrivé, certainement, à l’idée que le rythme d’exécution est lent pour des multiples raisons.
Mais, le moins que l’on puisse dire est que maintenant qu’il a décidé d’agir sur terrain, avec le spectre de l’entrée en application du fameux Bic rouge, les lignes bougeront dans les rangs des services publics commis à la tâche. Parallèlement, la clameur publique née des bruits autour de l’opacité dans la passation des marchés, de l’absence supposée ou réelle de traçabilité des fonds débloqués, des détournements des derniers ou malversations, ne peut s’estomper que si et seulement si les enquêtes ainsi lancées par le Parquet près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete à la demande du VPM à la Justice, produisent des résultats palpables.
Nombreux sont ceux qui en appellent, à ce sujet, à la justice immuable contre tous les fossoyeurs de l’action du Chef de l’Etat. Dans la même optique, l’Observateur de la Dette Publique, dans un communiqué, conditionnait la reprise des travaux sur des sites des sauts-de-mouton à la fin des audits en cours. Florimond Muteba, le Président du Conseil d’Administration de cet observatoire, est d’avis que si rien n’est tiré au clair en amont, tous les autres efforts pour le reste des travaux seront, eux aussi, voués à l’échec. Car, s’ils ne sont pas inquiétés, les mêmes carnassiers véreux retrouveront leurs museaux aux dents longues, pour vider l’essentiel de la nouvelle cagnotte. Mesure conservatoire oblige !
Des avis sont tellement partagés que la saga politique, loin s’en faut, est de plus en plus animée. D’où, la résurgence des vieux démons de la division au sein de la plateforme UNC-UDPS ou de la coalition FCC-CACH qui font éclater au grand jour, des faiblesses notoires. Çà et là, des mots provoquent des maux à l’aune de la diarrhée verbale d’une rare espèce constatée ces derniers jours. De leur énurésie, l’on craint que ces assemblages qui ne tiennent plus qu’à un fil, ne se brisent si tôt. Et, pourtant, les quatre ans sont encore là, pour bosser ensemble, la main dans la main, corps-à-corps…

LPM

 


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