En 2021, Félix Antoine Tshisekedi, succédant au Sud-africain Cyril Ramaphosa, présidera à la destinée de l’Union Africaine. En 2021, les pieds de Pape François fouleront le sol congolais, une deuxième visite du genre après que Jean-Paul II, plusieurs décennies auparavant, ait été officiellement en RD. Congo. Et, puis, toujours en 2021, Kinshasa organisera et accueillera les Neuvièmes Jeux de la Francophonie.


Déjà, en juin 2020, si son agenda le lui permet, Philippe, le roi des belges, quittera momentanément son trône en Belgique, pour venir à Kinshasa en vue de participer aux festivités marquant le 60ème anniversaire de l’accession de la RD. Congo à son indépendance nationale et à la souveraineté internationale. Tous ces enjeux pris séparément ou en bloc, ont un impact. Ils nécessitent des moyens financiers colossaux et exigent, par conséquent, des infrastructures adéquates pour être à la hauteur des événements et satisfaire ainsi les hôtes des marques, en se conformant aux standards internationaux.
A l’exception de l’Union Africaine ou alors, de la visite du Pape François dont le coût peut être minimisé, l’organisation de festivités du 30 juin 2020 ainsi que l’affaire des neuvièmes jeux de la Francophonie vont, certainement, placer le Trésor public devant l’impératif d’une hémorragie financière incommensurable. Si bien qu’à l’interne, le gouvernement ainsi que tous les services attitrés sont tenus de s’y préparer, dès à présent, en prenant le taureau par les cornes. Pour une fois, l’on évitera, par exemple, le jeu de l’improvisation consistant à se lancer dans des travaux d’hercule à la va-vite ou à la veille.
Car, mis à part des fonds destinés à l’organisation proprement dite de ces événements historiques, il faudra, parallèlement, rendre Kinshasa dans un état exempt de tout prétexte désobligeant. A l’ère du coronavirus qui tétanise pratiquement une partie des pays asiatiques dont la Chine en tête, il va de soi que des efforts conséquents soient engagés pour nettoyer partout, chasser la malpropreté et remettre de l’ordre.
Et, là-dessus, une opération du genre Kin Bopeto, en dépit de ses limites affichées aujourd’hui, doit absolument produire ses miracles.
Après tout, en 2021, Kinshasa, la capitale, devenue l’épicentre de tous ces visiteurs, venus du monde entier, devrait refaire peau neuve. Routes, poubelles, marchés et autres immondices qui offrent, très généralement, un spectacle désolant jusqu’aux abords des édifices publics, alors que Félix Tshisekedi, depuis le 24 janvier 2019, se démène et mène une lutte contre l’insalubrité, doivent impérativement subir une cure de jouvence. De sorte que le moment venu, la RD. Congo, tirée de son îlot d’isolement, sorte, enfin, la tête du lot et lève son petit doigt pour mériter sa vraie place au pinacle de la scène internationale et africaine. La réussite d’un tel pari serait, d’ailleurs, un des atouts majeurs pour l’attrait de nombreux investisseurs étrangers.

LPM

 


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