Voici un an depuis que Kabila, en dépit de toutes les visées lui attribuées en termes de propension au glissement, cédait les manettes du pouvoir à Félix Tshisekedi.


Ce jour-là, un certain 24 janvier 2019, sous un soleil dardant à plusieurs degrés et au rythme de vingt-un coups de canon, l’histoire de la RD. Congo offrait au monde entier une nouvelle page, un nouveau feuilleton. D’ailleurs, les caricaturistes ainsi que les peintres, ceux-là mêmes qui, de par leur travail quotidien, passent du temps à peindre la société en images, parleraient d’un alliage, d’un mariage, d’un pacte ou, alors, d’une refonte.
Au propre comme au figuré, ce fut un beau jour où les combattants signaient, pour la toute première fois, leur entrée dans les enclos du Palais de la Nation, ce joyau historique qui, généralement, est resté, 18 ans durant, l’apanage des seuls caciques de l’ex-Majorité présidentielle et des membres du cabinet du Raïs, aujourd’hui, appelé affectueusement, Shina Rambo, dans certains milieux.
Plus d’une année après, tel un château de sable bâti en Espace, un vent impétueux souffle sur la coalition née, pourtant, dans la douleur de l’enfantement de la nouvelle alternance démocratique, de la passation civilisée des arcanes du pouvoir, du changement de fréquence.
Autrefois, il a suffi de parler de ‘’ déboulonnage’’, lors d’un séjour aux USA pour que les romains s’empoignèrent.
Cette fois-ci encore, alors qu’il revenait du Vatican après un entretien nourri à l’onction papale, Tshisekedi fils, devant une foule venue à son accueil à Londres, a décidé de marcher sur les œufs, en distribuant, au passage, des menaces du recours au ‘’Bic rouge’’ pour sanctionner, disait-il, les ministres au comportement véreux,renvoyer les Députés à la touche, en cas de persistance d’une crise politique majeure, initier des audits dans les entreprises en vue de les débarrasser des cadavres dans les placards.
Même s’il a été prudent lorsqu’il a disait qu’il n’avait aucune intention de créer la crise, il a, néanmoins, laissé transparaître, derrière ses propos acérés, sa face B, celle d’un Tshisekedi courroucé et agissant envers et contre tout, en faisant fi de l’accord du 29 juillet 2019 et de préalables, pourtant, clairement mentionnés dans la Constitution dont il avait juré d’en être le Garant jusqu’au bout.
Heureusement qu’il n’en est pas encore là, si ce n’est peut-être qu’à l’étape des simagrées qui l’y mènent. Mais, tout compte fait, l’intrusion des extrémistes de tous bords, en s’arc-boutant à tout bout de champ, risquent, à leur tour, d’assaisonner à leur manière, la pomme de discorde.
Au demeurant, les cadres ainsi que toutes les bases respectives devront, toutefois, se souvenir que ce Congo-là, quelles que soient les motifs d’incompréhensions et dissensions entre FCC-CACH ou, même, entre Kabila et Tshisekedi, n’est ni à vendre, ni à prostituer, ni encore moins, à sacrifier sur l’autel des intérêts partisans.

LPM


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