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Ils crient, pourtant, aux élections 2023. Mais, au fond, ils n’y mettent pas du sérieux, dans leurs faits et gestes. Tout est fait à dessein pour flouer, le moment venu, le peuple et lui jeter un peu de poudre aux yeux. En réalité, à voir comment les jeux sont ficelés, la coalition FCC-CACH plante, sans le dire, le décor d’une nouvelle phase de glissement à l’horizon 2023.

Les faits sont tellement nombreux qu’il ne paraît pas utile de les rappeler, sans susciter un vif débat dans le microcosme politique. Il suffit de constater l’absence généralisée de goût d’engager des discussions profondes sur le rapport de la CENI qui, vers la fin de l’année 2019, a été déposé sur la table de Mabunda, pour cerner les contours de la nouvelle mascarade.
Et, pourtant, comme tout le monde le sait, Nangaa et consorts sont fin mandat. Et, avec eux, leurs dépendants, depuis juin 2019. Le préjudice qu’entraîne le retard de leur remplacement par la désignation de nouveaux membres du Bureau de la CENI est tel qu’aucun membre de la coalition, ni du gouvernement n’est intéressé à en évaluer le coût, au regard des frais et avantages dus. Bien plus, même alors lorsqu’il leur sera donné de plier bagages, le Trésor Public n’en serait que grevé d’une bonne partie de ses ressources, s’il faut additionner toutes les sommes cumulées des mois passés à tourner les pouces à la tête de la Centrale électorale. A cela s’ajoute le désarroi qu’occasionnent toutes les questions subséquentes pour lesquelles les acteurs d’hier, d’aujourd’hui ou, même, de demain observent, du moins jusqu’ici, sous forme de politique de l’autruche. Allusion faite notamment, à la question des préalables techniques sur le maintien ou non de la machine à voter, la question du changement du mode de scrutin, au retour à la présidentielle à deux tours, à l’élection des sénateurs et gouverneurs au suffrage universel direct ou des options inéluctables sur la nationalité. Autre chose qui s’invitera au menu, c’est la vétusté du fichier électoral et le coût faramineux qu’il impose généralement au pays. D’où, la nécessité, pense-t-on, dans des cénacles restreints, d’ouvrir la voie à des concertations politiques franches et constructives. Si les uns parlent à basse voix d’un dialogue, d’autres, plus que jamais déterminés, à l’instar de Fayulu et Muzito, parlent, eux, de réformes incontournables pour dépoussiérer le processus électoral de ses tares congénitales qui, depuis plusieurs cycles, l’ont littéralement tétanisé et décrédibilisé jusqu’au point d’en faire la source permanente des crises protéiformes de légitimité et des conflits aux effets collatéraux. Sinon, même la balkanisation maintes fois évoquée, lors de la dernière conférence du Cardinal Ambongo, n’en serait, d’ailleurs, qu’un des prétextes utilisés par ceux qui convoitent les ressources du Grand Congo et qui veulent, à tout prix, y faire main basse, pour justifier leur aventure funeste. Bien des esprits avertis conseillent, dorénavant, à la classe dirigeante de se pencher, de manière raisonnable, sur les préparatifs des futures échéances électorales, pour ne pas prêter le flanc aux alchimistes de la cacophonie dont le projet de partition n’est un exutoire pour assouvir leur insatiable appétit glouton sur les ressources naturelles de ce pays. Ils sonnent-là, le glas d’une véritable alerte générale…

LPM


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