«Je décrète 2020, l’Année de l’Action. L’année du combat contre la pauvreté, l’année de la renaissance, l’année de la paix, l’année de la justice pour tous», avait déclaré le Président de la République, Félix Tshisekedi, dans son discours sur l’état de la nation au Parlement. En revanche, le candidat malheureux à la Présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu, a, dans son adresse à l’occasion de la commémoration de l’an Un de «la confiscation de son pouvoir» ; décrété 2020, Année de la Libération de la RDC.


Le bras de fer entre les partisans de la «vérité des urnes» et ceux de «l’alternance pacifique et démocratique» est loin de se terminer au vu de la dernière sortie médiatique de l’un des ténors de la coalition Lamuka, en l’occurrence, Martin Fayulu, alias «Commandant du peuple». Selon lui, 30 décembre reste une date historique pour les Congolais. Mais, il poursuit en disant que les élections combinées de 2018 sont plus qu’en 2006 et pire qu’en 2011.
«Jamais le discrédit et le rejet d’un pouvoir en place n’a été si fort. Mais également, jamais le mépris de la vérité et la négation de la volonté populaire du Congolais n’a été aussi insolente. La fraude électorale n’est pas uniquement une grave atteinte à la civilisation démocratique. Elle relève d’un banditisme d’Etat qui, au-delà de détourner, de trahir et de manipuler l’expression de tout un peuple, véhicule dans la société le culte de la fraude, du mensonge, du vol et du gangstérisme. » Ces mots forts ont été prononcés par Fayulu qui impute tous les péchés d’Israël à Joseph Kabila, Chef de l’Etat sortant et autorité morale du FCC. Ce membre du présidium de Lamuka a demandé à Félix Tshisekedi de dire la vérité et toute la vérité sur le «deal» qu’il a signé avec Monsieur Joseph Kabila.
Par contre, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui est intervenu la veille du nouvel An pour présenter ses vœux à la nation, a plutôt salué 2019 comme étant l’année de la première alternance pacifique au sommet de l’Etat depuis l’indépendance de la RDC. Selon lui, à travers les dernières élections, les Congolais ont contredit tous les prophètes de malheur. Le fils politique et biologique d’Etienne Tshisekedi a aussi indiqué avoir brisé la spirale, où le gagnant gagne tout et le perdant perd tout. Il est déterminé à poser, au cours de l’année 2020, des grandes actions en vue de l’amélioration des conditions socio-économique du peuple congolais. «Le peuple d’abord» demeure sa rengaine.
De son côté, Fayulu promet de frapper fort en 2020. «Peut-on parler de l’alternance, du changement, lorsque la souffrance de notre peuple ne fait que s’empirer de jour en jour ?», s’est-interrogé le «Commandant du peuple». Quelle thèse l’emportera-t-elle en 2020 ? Wait and see.

La Pros.


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