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A J-26 de l’épilogue des opérations électorales en cours, avec comme point d’orgue la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales, l’effervescence gagne, de plus en plus,

nombre d’états-majors des partis, plateformes et regroupements politiques aussi bien de la Majorité que de l’Opposition. La Centrale électorale déploie non seulement plusieurs milliers de machines à voter et kits électoraux sur l’ensemble du territoire national, mais aussi confirme une série de chiffres : plus de 40 millions d’électeurs, 21 candidats à la présidentielle, 15.358 candidats Députés nationaux pour 500 sièges, 19.640 candidats à la députation provinciale, etc.

Dans le camp des tenants du pouvoir, le Front Commun pour le Congo (FCC), c’est la synergie, le bloc autour du candidat Emmanuel Ramazani Shadary qui vient de tenir un grand meeting au stade Frédéric Kibasa Maliba dans le Haut-Katanga. Ladite synergie était déjà clairement visible, à la ferme présidentielle de Kingakati, le jour du coup d’envoi officiel de la campagne électorale quand l’Autorité morale, Joseph Kabila, promettait de mouiller son maillot pour faire gagner le champion du FCC, le 23 décembre prochain. Cette compétition ou bataille électorale s’annonce donc palpitante.

En revanche, l’émiettement de l’Opposition congolaise est un signe avant-coureur d’une chute, d’une défaite sans pareille. Tenez. Après un revirement rocambolesque à Genève, deux leaders («Baleines»), Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi, viennent de resurgir à Nairobi, capitale du Kenya. Le premier s’efface pour soutenir, en tant que directeur de campagne, le second. Ont-ils, cette fois-ci, consulté leurs bases respectives avant d’apposer leurs signatures sur cet énième accord ? Plus personne ne veut d’un nouveau marché de dupes. Main dans la main, le tandem Fatshi-Kamerhe regagne Kinshasa ce mardi 27 novembre.

Quant à Martin Fayulu, candidat commun de la coalition Lamuka, il affûte son arsenal en vue d’une victoire éclatante au prochain scrutin présidentiel. Avec ou sans machine à voter ? Bemba, Katumbi, Matungulu, Muzito et leur champion, Fayulu, vont-ils se lancer ou boycotter le processus en cours ? D’autant plus que ne sont pas encore dissipés le mystère de plus de 6 millions d’électeurs fictifs ou sans empreintes digitales de même que le mystère du seuil de représentativité. La pénurie d’argent, l’insécurité allongent la liste des écueils auxquels se butent des opposants dont certains, comme Gabriel Mokia, évoluent encore en solo. L’Opposition demeure donc un monstre à plusieurs têtes.

A travers un message interpellateur, les Evêques ne cessent de réclamer des élections crédibles pour une véritable alternance démocratique. Car, le spectre de la contestation hante ce processus électoral. Les acteurs en présence sont appelés à jouer franc-jeu. La CENI doit faire montre de transparence ; les acteurs politiques doivent déployer des témoins partout ; la communauté internationale et Société civile dont les confessions religieuses doivent déployer des observateurs le jour du vote, … Aussi, le cadeau de Noël (le nom du prochain locataire du Palais de la Nation) promis par Corneille Nangaa sera-t-il accueilli, avec beaucoup d’allégresse, par le peuple congolais si les parties prenantes au processus électoral jouent réellement franc-jeu.

La Pros.


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