La fameuse ferme de Kingakati a accueilli du beau monde, les cadres du Front Commun pour le Congo (FCC) autour de leur chef de file, Joseph Kabila. A ce dernier, ont été apportées les conclusions de la retraite politique de Mbuela Lodge, un hôtel de Kisantu dans le Kongo Central.


L’évaluation a été faite sur l’action de la Coalition FCC-CACH, l’action de la gouvernance et la restructuration de ce camp politique qui détient la majorité à l’Assemblée Nationale, au Sénat, dans les Assemblées provinciales, dans les Exécutifs provinciaux.
A Mbuela Lodge, le FCC a tiré des leçons du passé, plus particulièrement, de la débâcle d’Emmanuel Ramazani Shadary à la Présidentielle du 30 décembre 2018. Cette famille politique avait aussi réfléchi sur les finances, les moyens à mobilisés pour gagner haut la main les prochaines échéances électorales.
En fin stratège, Joseph Kabila avait conseillé à ses compagnons d’appliquer la stratégie de proximité. Dans le cadre des festivités de fin d’année, cet ancien Président de la République aurait remis à chaque famille militaire du camp Tshatshi un sac de riz (25 kilos), un carton de poulet de même qu’une somme de 300.000 francs congolais. Histoire de réduire le fossé entre le bas peuple et la classe dirigeante.
Avec cette politique de proximité, croit-on savoir, Joseph Kabila serait en train de préparer son grand retour au sommet de l’Etat. Stratégie ou malice ?
Toujours dans ce registre de proximité avec la population, le Coordonnateur de la Coalition Lamuka, Adolphe Muzito, a écrit à la MONUSCO pour l’informer que du 24 au 26 décembre 2019, il serait à la tête de la délégation d’une vingtaine de hauts cadres de Lamuka dans la ville de Beni pour compatir avec la population locale meurtrie pendant les festivités de Noël.
Auprès de cette mission onusienne, l’ex-Premier Ministre sollicite également la protection et la sécurité. Cette affaire d’insécurité dans l’Est sur laquelle, il s’est longuement appesanti aurait donné des matières à la moule de la classe politique congolaise surtout qu’il a pointé du doigt accusateur, le Rwanda comme étant la racine de tous les maux qui rongent le pays. Des propos pris, apparemment, dans un contexte où Katumbi et Bemba n’ont pas tardé à réagir, pour lui demander de s’ajuster. Car, tout recours aux voies extrêmes, ne saurait que provoquer davantage des pleurs et grincements des dents. Et que, même là, la violence, quelle que soit sa forme, n’appellerait que la violence. Chose qui, normalement, freine et étouffe le développement.

La Pros.

 


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