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La campagne électorale, lancée depuis le mercredi dernier par le Président de la Centrale électorale, va prendre une tournure plus décisive cette semaine, avec les démonstrations de force des candidats Président de la République. Du moins les plus lourds… Ils vont, sans doute, se croiser et se recroiser sur différents chemins dans leurs parcours vers la conquête des voix.

Le candidat de la continuité, lui, après avoir organisé une série d’offices religieux dans plusieurs églises et selon les religions de chacun à travers le territoire national, se rendra à Lubumbashi dès aujourd’hui pour tenter de convaincre cette grande ville qui, visiblement, est acquise à l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga. Toutefois, même avec une équipe de campagne réquisitionnant la quasi-totalité des membres des institutions publiques, il reste sur le qui-vive, rien qu’en s’exposant comme celui qui vient poursuivre les idéaux des anciens affairés au pouvoir dont le bilan laisse à désirer.

Au départ 7, et au finish 5, les gaillards sortis de Genève se lancent, eux aussi, dans le jeu avec une campagne dite à l’américaine. En effet, le désigné de la coalition ‘‘Lamuka’’ va, véritablement, débuter sa période de séduction des électeurs cette semaine à Kinshasa, entouré de ceux qui l’ont choisi, avec l’accord des bases, faut-il le rappeler. Cette plateforme, boiteuse soit-elle, constitue tout de même un poids solide de l’opposition congolaise qui a montré mille et une facettes tout au long de ce processus électoral.

Le tandem du ‘’ticket gagnant‘’ qui a choisi les terres marathoniennes pour scellé un nouvel accord, après s’être retiré de celui de Genève, entre leurs partis politiques respectifs, l’Unc et l’Udps, sera de retour au pays ce mardi 27 novembre pour donner le go de la campagne. A Nairobi, il a été consacré Fatshi candidat commun de l’opposition et son alter ego, Kamerhe Premier Ministre, en cas de victoire. Ce, sans oublier qu’ils avaient promis de mettre un terme à leur carrière politique s’ils sortaient de l’Accord conclu en Suisse.

Il y a toujours les autres candidats, légèrement sous silence, qui font la campagne électorale à leur manière et selon les moyens conséquents. Aussi rude que soit cette bataille, le vainqueur aura connu les ruses imprévisibles de ses concurrents. Si et seulement si ces élections se déroulent dans un climat de paix et suivant les normes crédibles, transparentes et démocratiques dont les résultats seront acceptés par la majorité.

Ce qui n’est pas vraiment le cas, à voir le débat qui se poursuit sur l’usage de la ‘’machine à voter‘’, le fichier électoral corrompu et la décrispation politique, à quelques jours de la tenue des scrutins. Si les Evêques ont appelé la CENI à rassurer le peuple quant à cette préoccupation, certains opposants, eux, s’entêtent au refus catégorique. Mais, pour quelle finalité ? Faut-il aller en campagne et participer aux élections pour mettre en doute les résultats au final ? Le tableau est sombre actuellement. Pas seulement parce que les prévisions postélectorales s’annoncent orageuses, mais surtout parce qu’il ne dévoile rien de concret. A vos marques…partez !

La Pros.


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