Joseph Kabila Kabange est annoncé ce vendredi 13 décembre au Palais du peuple, pour assister à l’adresse du Président Félix Tshisekedi, devant le Parlement réuni en congrès. Ce premier discours de l’actuel Chef de l’Etat face aux députés et sénateurs, près d’une année après son accession au pouvoir, s’annonce de toutes les couleurs et couleuvres.

Ce, au regard de la situation du pays, se vautrant entre les satisfécits concernant entre autres la gratuité de l’enseignement ainsi que la réhabilitation et construction de quelques infrastructures routières, d’une part ; et la désolation de la population due à l’insécurité, la paupérisation ou encore à l’inflation, de l’autre part.
Et, puisqu’au-delà des aspérités qui régentent l’actuel régime, la population congolaise lui accorde, vraisemblablement, le bénéfice du doute, dans l’idée qu’il peut faire mieux, il revient véritablement à lui Tshisekedi Tshilombo de rassurer ces peuples congolais dont certains n’hésitent déjà pas à exprimer leur ras-le-bol. Référence aux troubles à l’Est pour exiger le départ de la Monusco.
A coup sûr, c’est au regard de son adresse que le peuple va, chacun de son côté, voir comment s’orienter face à la vision Tshisekediste. C’est du quitte ou double dans la mesure où un grand nombre peut, soit, se rallier derrière son idéal d’un Congo émergent, soit encore, lui retirer sa confiance. Et, ainsi croire peut-être à Martin Fayulu Madidi. Ce candidat malheureux qui ne cesse de clamer la vérité des urnes et de vociférer contre le mariage FCC-CACH. D’ailleurs, après plusieurs jours à l’étranger, il a annoncé son retour pour ce dimanche 15 décembre. Et, Adolphe Muzito, actuel coordonnateur de la coalition Lamuka, mobilise déjà pour cette arrivée qui, évidemment, tombe à pic après l’adresse devant le Congrès.
A point nommé, Fayulu Madidi sera le premier acteur politique majeur qui va s’exprimer par rapport aux mots du Chef de l’Etat au Parlement. Comme pour dire qu’il s’agit d’une occasion en sa faveur pour dresser de nouvelles remontrances au cinquième Président et même fortifier sa base dans la lutte en faveur de la vérité.
Mais, pour lui, il s’agit aussi d’un quitte ou double car, son retour, sa procession et son message prévu à la place Echangeur de Limete, détermineront, par ailleurs, sa fougue dans le marigot politique.
Ce week-end s’annonce ainsi percutant. Surtout que, loin de ces discours, le Sénat devra, samedi 14 décembre, lors de la dernière plénière de septembre, passer au vote du projet de loi de finances exercice 2020. Là, c’est le sort de ce projet budgétaire qui est joué au quitte ou double ; car, si les sénateurs ne l’adoptent pas en des termes identiques avec l’Assemblée nationale, il faudrait instaurer une commission mixte parlementaire qui examinera les points d’achoppement, au cours d’une session extraordinaire. Et, le cas échéant, au cours de la session de mars 2020, année même de l’application de ladite loi de finances.

La Pros.


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