Face à la banalisation de la corruption, de l’injustice et de l’impunité, du crime, le Comité Laïc de Coordination, CLC en sigle, n’attend point baisser les bras, encore moins dormir sur ses lauriers.

Après avoir enclenché la grande croisade pour l’instauration effective d’un Etat de droit en RD Congo au mois d’Octobre dernier, cette structure va une fois de plus passer à l’acte. Deuxième acte. Elle projette donc un sit-in pendant trois jours consécutifs devant le palais de la justice, du 5 au 7 décembre 2019, en vue d’exiger la démission des juges constitutionnels ‘’corrompus’’ ; la restitution de 15 millions de dollars disparus des caisses de l’Etat et la fin réelle des violences. Ces trois dossiers qui s’avèrent être des dossiers emblématiques pour le CLC et la plupart des congolais, pourraient, certainement, bouger les lignes surtout, en cette période déterminante à laquelle des milliers des congolais s’apprêtent à célébrer avec faste les festivités de fin d’année.
Autant signaler que l’an 2019 est au point de signer son certificat de décès, mais, pendant ce temps-là, la grogne sociale quant à elle monte d’un cran au sein des milieux universitaires et scolaires. Faudrait-il revenir sur l’effectivité de la fausse-vraie gratuité de l’enseignement de base ? Ou encore sur la crise économique sempiternelle à la congolaise ? Et bien, la barque aura été plus que jamais chargée. Dans tous les cas, l’horizon demeure brumeux quoi qu’il en soit. Des tueries à l’Est de la RDC sous les regards inoffensifs de la Monusco, l’intensification des violences à Beni, Butembo, Minembwe et consorts, que dire de la pluie torrentielle de Kinshasa ayant causé d’innombrables dégâts matériels et des pertes en vies humaines ? La semaine aura été noire. Plus que noire. A tel point que le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, n’a pu se déplacer d’un iota pour suivre de près la situation globale du pays. Etonnant !
Comme l’année passée, le mois de décembre de l’an 2019 sera très empressé surtout dans les milliers politiques RD Congolais. Pas la peine d’être un devin pour lire les signes du temps dans la mesure où l’on voit clairement que les membres de la coalition CACH-FCC, chacun de leur côté, se blottissent au travers de retraite et séminaire avec l’optique, d’une part, de cogiter comment conserver le pouvoir déjà acquis, de l’autre, préparer les prochains scrutins de 2023. Ainsi, depuis les assises de Lubumbashi, les tiraillements entrecroisés entre les animateurs du FCC de Kabila et de CACH de Tshisekedi fils, la coalition Lamuka peine à se trouver une place au soleil de l’actualité. La réunion de son présidium prévue du 29 au 30 novembre pour la passation du pouvoir entre Bemba et Muzito demeure jusqu’à ce jour hypothétique. Cette structure de l’opposition peine vraiment à décoller. Bouillonnant à son début, elle donne l’air de vivre ses dernières heures. Il ne sera pas étonnant d’apprendre son décès dans les prochains jours. Puisqu’en politique les alliances se font et se défont, cette donne peut être sérieusement envisageable.
Qui sait ? L’an 2019 finissant réserve beaucoup de surprises.

La Pros


Les plus lus