Si dure soit-elle, la sentence de la CPI confirmant la peine de Bemba est-elle de nature à l’écarter, de manière définitive, de la course à la présidentielle 2023 ? Pas si sûr, en tout cas. A en croire Jacques Djoli, les Avocats du leader du Mlc iront jusqu’au bout. Ils ont encore, selon lui, plusieurs voies de recours à explorer pour faire valoir les droits de leur client devant les instances de la CPI.


Mais, ceci ne doit en rien entamer le moral des cadres, ni occulter le sens du combat du MLC face aux enjeux présents et futurs en RD. Congo.
Pour preuve, rappelle-t-on, dans les mêmes milieux, Jacques Lunguana, un des très proches de Bemba, du moins, dans le cénacle reconstitué, après tous les départs enregistrés, venait tout récemment d’arracher le poste de Rapporteur Adjoint au Bureau de l’Assemblée Nationale, sous l’ère de la coalition FCC-CACH.
D’ailleurs, dans le même ordre d’idées, Bemba, tout en restructurant son parti, va passer la main à Muzito à la tête de Lamuka.
Donc, le remue-ménage interne aussi bien dans son parti ou dans sa plateforme politique procèdent du cours normal de la vie politique marquée, comme cela est connu de tous, par des sauts et soubresauts inéluctables.
Bien d’analystes, passant au prisme la situation politique globale du pays, devraient, en principe, s’interdire de sous-estimer les acteurs politiques lorsqu’ils traversent des tribulations.
Bemba, lui-même, qui l’aurait imaginé encore en dehors de sa Cellule de Scheveningen de la Haye où il fut soumis, durant dix ans, à la vigilance de son geôlier.
En son temps, même pour participer aux obsèques de son Feu Père, le regretté Jeannot Bemba Saolona à Bruxelles, ou même pour passer quelques minutes en famille, dans sa prestigieuse résidence dans la banlieue de Rhode-Saint-Genèse, quel ne fut pas de conditionnalités, sans compter le contingentement dû à son statut prisonnier dont il aura fini, après moult procédures, de tirer son épingle de jeu.
Aujourd’hui, alors qu’il a été acquitté dans l’affaire principale, voici que de petits poux sont encore recherchés sur sa tête, dans celle consécutive à la subornation de témoins.
Quoi qu’il en soit, puisque le droit et la politique y font bon ménage, l’optimisme recommande à Bemba de tenir la dragée au-delà des espoirs visant à recouvrer tous ses droits civiques et politiques, une fois qu’il aura finià vider les poches de résistance que cache cette confirmation de la condamnation en appel. C’est encore-là, une autre bataille à gagner dans cette guerre juridico-politique aux multiples facettes.

LPM


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